Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 24-01-2018 à 23:47:39

École Normale des Ursulines, 1928-29

Je viens de trouver dans ma paperasse de documents historiques une photocopie que j'avais oubliée : l'annuaire pour l'année scolaire 1928-29 de l'École Normale des Ursulines, à Trois-Rivières.

 


 
 
posté le 19-01-2018 à 13:58:27

Malade

Au cours de l'hiver, il arrive à presque tous les Quèbécois de se frotter à une grippe, un rhume. Sauf moi. Dans mon cas, c'est à toutes les trois ou quatre années, mais j'y goûte plus que les autres. Voilà depuis mardi que je mouche, tousse, que j'ai mal à la tête, que je ne peux pas dormir, cela même si j'ai passé ces jours au lit, car marcher me cogne dans le cerveau. De plus, je n'ai presque pas mangé. J'ai même raté mon rendez-vous chez l'optométriste de mercredi car je ne me voyais pas sortir dans le froid dans cet état. Comme c'est désagréable! Au fait, je n'ai pas de pillules, de sirop. Les cellules du corps humain sont capables de faire le boulot.

 


 
 
posté le 15-01-2018 à 02:24:39

Connaissez-vous Astérix ?

1- Dans quel album apparaît pour la première fois le chien Idéfix?

Le tour de Gaule. Le chien est devant un commerce à Lutèce, où viennent d'entrer Astérix et Obélix. L'animal va les suivre, sans qu'ils ne s'en rendent compte, sauf à la toute fin, alors que le cabot aboie vers Obélix, qui le caresse. Le chien n'a alors pas de nom. Un concours sera organisé auprès du lectorat de la revue Pilote, pour trouver un nom. C'est un garçon d'une douzaine d'années qui suggérera Idéfix.

 


 
 
posté le 12-01-2018 à 01:58:56

Québécisme : Maudit

Maudit était un terrible juron, à la Renaissance. Il est devenu un vilain mot au Québec, avant de se transformer en un juron léger. Cependant, Maudit est employé à toutes les sauces, au Québec, très souvent assez éloigné de son sens véritable. Quelques exemples.

QUALIFICATIF POSITIF : Marque une insistance positive. Exemple : "Sa soeur est une maudite belle fille". Ceci signifie que cette demoiselle est vraiment très belle. "J'ai vu un maudit bon film." Film de qualité.

 


 
 
posté le 09-01-2018 à 14:08:51

Le magasin de mon père

Au cours de mon enfance, j’avais une maman, un papa et un magasin. La première me donnait parfois de l’affection, le second n’a jamais joué avec moi et le trosième a été le cauchemar de mes premiers pas dans la vie. Oh, pas que je désire ici condamner les efforts de réussite de mon père. Il a travaillé fort pour y arriver. D’ailleurs, il ne faisait que cela, puis regardait la télé. C’était un commerce de vente de peinture, né en 1960 et qui, d’un petit local, allait se rallonger sans cesse dans tous les sens, coupant ma cour de jeux en deux sections.

 


 
 
posté le 08-01-2018 à 14:31:47

Les magasins de mon frère

Après les échecs spectaculaires de mes études, je me suis tourné vers le marché du travail, avec deux emplois en 1976 et un cul-de-sac. Alors, j'ai fait ce que j'aurais cru impossible : demander à mon frère Daniel s'il y avait de la place pour moi dans ses commerces. Ce fut le cas, de 1977 à la moitié de 1979. Je détestais autant le lieu, mais, avec le recul, je sais qu'il y a eu des bons points, ne serais-ce que pour le sympathique personnel et le climat social. Je n'ai pas eu le temps de lui demander, mais je pense que Daniel m'aurait dit que ce furent les plus belles années de cette saga.

Mon frère désirait que je devienne commis, mais j'avais refusé. Ma destination : l'entrepôt. J'avais tout de même accepté certaines responsabilités autres, comme le bilan de vente de chaque journée (Voir la photo dans le prochain article), un inventaire hebdomadaire, puis la rédaction d'un journal destiné au personnel.

 


 
 
posté le 05-01-2018 à 16:04:46

Mon ami André Bourassa

Cette photo a été prise le 19 août 1977. J'avais 22 ans et je me noyais dans ma période festive, avec les fins de semaines au bar Rio, à boire de la bière et à écouter du rock poussé au maximum, ne refusant aucune aventure. L'homme à mes côtés était exactement le contraire de moi. Et pourtant, je le considérais avec amitié et il aura une influence sur certains aspects de ma vie adulte. Son nom était André Bourassa, surnommé "Le Cartable", car il était comptable pour l'entreprise commerciale de mon frère, puis avant de mon paternel.

André était un homme conservateur. Alors que la plupart jouaient la carte décontractée du moment, Cartable portait veston et chemise blanche, la cravate, cela même pendant les canicules. Il était sans doute le dernier adepte des boutons de manchettes, du chapeau modèle 1951. À son arrivée, chaque matin, il se rendait dans notre petit coin pour se préparer un café, dont il faisait une grande consommation, cela même pendant les chaleurs intenses estivales, sous prétexte que la chaleur était idéale pour combattre la chaleur. Puis il nous racontait sa première blague de la journée. Elles étaient toujours nombreuses. Il avait une voix douce, était très calme, mais piquait parfois des colères terribles, principalement quand les chiffres de ses grands cahiers affichaient des anomalies. Ah oui, tout se faisait à la main, bien sûr, et André utilisait la plume et l'encre. Jamais de stylo. Il tapait les chiffres sur sa calculatrice en ne regardant pas l'appareil, tout comme il roulait ses cigarettes sans poser les yeux dessus. Si vous vous demandez pourquoi j'étais aux côtés d'un comptable : j'étais responsable du bilan de vente de chaque jour.

 


 
 
posté le 02-01-2018 à 11:15:21

Ça va mal !

PREMIER JANVIER : L'avantage de l'hiver est qu'il n'y a pas de bruits idiots et insupportables. L'été, il y a le feu d'artifice et pétards tri-hebdomadaires et... Nooon! Le 31 décembre à minuit, des édentés de la rue voisine ont décidé d'avoir recours au feu d'artifice et aux pétards pendant vingt minutes, alors que  la température indiquait - 20. Aaaaaaaaggggrrrr !

DU SANG : C'est sans doute que je prends de l'âge et que ma peau est plus sensible. Ayant décidé de déblayer mon perron d'une petite montagne de neige, je prends ma pelle, puis je me cogne une main et ça se met à saigner. Pas de gros choc! Il y a cinq années à peine, j'aurais fait Ouch puis je serais sorti pour le travail. Plus maintenant : une importante déchirure à un doigt. Aaaaaaaagggggrrrr !