Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 21-04-2018 à 11:45:38

Amusons-nous

Voici un article du journal Le Trifluvien, du 27 août 1920, à propos du cirque présent lors de l'Exposition agricole régionale, tenue à Trois-Rivières. En réalité, la compagnie Polack Bros était une entreprise foraine, avec manèges et tentes, la partie cirque de l'ensemble n'offrant qu'une piste.

Petite ville de tentes pleines d'animation, de féérie, de lumières et de gaiété, c'est là le cirque Polack Bros. qui présente des attractions irréprochables au point de vue moral. (...)

 


 
 
posté le 19-04-2018 à 13:22:01

Chercher un éditeur

Je cherche un éditeur pour un de mes manuscrits. Je sais que l'an dernier, après la mésaventure avec Éditeur No 4, j'avais promis qu'on ne m'y reprendrait plus. Mais c'était déjà la troisième fois que je faisais ce serment. Des quatre fois, seule la première a été facile. Le reste, c'est beacoup d'argent dépensé pour rien et certaines frustrations, connaissant la méthode du "comité de lecture", c'est à dire la secrétaire et la belle-mère du patron.

Les petits secrets de la chose, ce sont toujours les mêmes et ils m'ont été évoqués quatre fois. Je vous cite l'exemple d'Éditeur No 1. Il recevait autour de 200 manuscrits par année, alors que son budget lui permettait de commercialiser 20 livres. De cette vingtaine, il y avait les auteurs maison enracinés. Baissons donc le chiffre à 10 possibles nouvelles figures, c'est à dire que 190 candidats recevaient la lettre de refus, toujours la même, mais en remplaçant le titre du texte et le nom de l'auteur. Ne contient que des généralités clichés. Une fois, une seule, un éditeur avait dit pourquoi il refusait mon roman, avec exemples à l'appui.

 


 
 
posté le 17-04-2018 à 23:40:13

Maman et mes romans

Ma mère a des problèmes de comportement et je ne tiens pas à entrer dans les détails. Pour elle, il vaut mieux qu'il y ait le moins de choses dans sa chambre. Ceci inclut mes romans, mais je m'étais toujours refusé à le faire, mais cette fois, il fallait dessiner ce pas. J'ai tout rapporté chez moi.

Pourquoi je refusais? Parce qu'à chaque nouvelle édition, ma mère était toujours la première personne à qui je présentais et donnais une copie du livre, comme sur cette photo de 2015. Il y a des années, elle les lisait. Ces dernières, elle ne le pouvait plus. Ma grande soeur lui a lu le roman Gros-Nez le quêteux. Aujourd'hui, on ne pourrait le faire.

 


 
 
posté le 14-04-2018 à 23:55:51

Québécisme : Harmonica (et souvenir)

Alain Lamontagne : Le chien fidèle (1977)
RUINE-BABINES
 


 
 
posté le 11-04-2018 à 16:45:10

Un mot que je déteste

Rétro. Chaque fois que j'entends ce mot, il me pousse des boutons et j'ai envie de mordre. C'est un diminutif de rétrograde. Il est au service de toutes sortes de choses : vêtements, automobiles, publications, etc. Ma phobie concerne le monde musical.

C'est un mot médiatique, laissant sous-entendre que tout ce qui n'est pas des douze mois précédents est obligatoirement idiot, stupide et rétrograde. Il s'agit d'un manque de respect pour la musique. Toute musique entendue de nos jours est en relation avec l'évolution d'un style au fil de décennies. La musique actuelle, c'est le passé et le présent. Pourquoi la mépriser en utilisant le mot rétro ?

 


 
 
posté le 05-04-2018 à 16:18:45

Ma chère correspondante ( 2 )

Ma chère correspondante :

La visite chez l'ophtalmo s'est bien déroulée. Plus rapide que l'an dernier. Le doc s'est montré davantage poli. Il ne semble guère enthousiaste à l'idée de m'opérer pour ma cataracte. Moi non plus. Le statu quo a donc été décrété pour une année. Le moins rigolo est de retourner à la maison, dans un véritable brouillard. Rien à faire que d'attendre que l'engourdissement s'atténue, en écoutant des disques et en buvant du café.

 


 
 
posté le 03-04-2018 à 23:23:48

Lire et regarder

Le livre illustré ci-haut fait partie d'une série publiée par le gouvernement du Québec. dans la seconde moité des années 1990. Je possède cinq unités et au moment de l'achat, il y en avait une douzaine sur le marché. Je ne sais pas s'ils ont poursuivi. Comme ce sont des produits luxueux, ils étaient alors un peu coûteux, d'où ma série malheureusement incomplète.

Il s'agissait de présenter les splendeurs des archives du gouvernement, puisant dans les trésors de centres d'archives de différentes villes du Québec, offrant aussi des collections privées, la plupart venant de photographes pros, dont une femme, au cours des années 1920.

 


 
 
posté le 01-04-2018 à 01:28:23

Le golf

J'ai joué au golf une seule fois, dans ma vie. Il s'agit d'un sport où l'exécutant frappe une balle avec un bâton en direction d'un trou. Il y a sept trous. Ou huit... La personne qui remplit les trous en frappant le moins de coups est gagnante. Je relate mon expérience.

PREMIER TROU : Je frappe de toutes mes forces, mals la balle n'entre pas dans le trou. Zut. Je prends l'objet et marche vers le point de départ vers la seconde étape.

 


 
 
posté le 27-03-2018 à 15:41:36

Ma chère correspondante ( 1 )

Ma chère correspondante.

Aujourd'hui (mardi), je suis sorti pour écrire, pour la première fois de 2018, même si la température n'indiquait que 4 degrés. Évidemment, le parc croule encore sous la neige, mais je visais le banc public, près du dépanneur. Il était occupé. Alors, j'ai traversé au parc, où le banc longeant le boulevard était dégagé. Je m'y suis installé, les pieds dans la neige, et j'ai écrit deux paragraphes, en buvant mon café. Bonheur jusqu'au malheur : j'ai vu passer le premier champignon mobile de cette année. Je te rappelle que les champignons mobiles sont des cyclistes qui se fichent un casque de plastique sur le crâne, ayant la forme d'un champignon. Pourquoi tant de gens vivent dans la peur? Parce qu'on leur ordonne?

 


 
 
posté le 24-03-2018 à 01:13:01

Comment vous faites ?

Jeudi soir, j'attendais un coup de fil (Cela arrive parfois...). L'appareil me fait sursauter, je décroche, mais ce n'était pas la personne espérée. Qu'un vendeur. 'Sais pas pourquoi je n'ai pas raccroché tout de suite. Un gars de la compagnie de téléphone qui, d'ailleurs, fait de la sollicitation téléphonique. Je savais ce qu'il désirait : que son patron me branche à Internet en plus de la télé et d'autres gugus dont je ne connais pas la nature.

Je le laisse parler. Il me lance des fleurs parce que je paie mes comptes à temps, puis il entreprend de me parler de ma télé et je l'interromps : "Je n'ai pas de téléviseur." Le type est demeuré muet trois éternelles secondes, avant d'entreprendre un échange à l'image de ceci.