Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 07-12-2018 à 23:36:21

Ma maman à moi

Mercredi le 5 décembre : rendez-vous familial pour souligner l'anniversaire de naissance de ma mère. Le lundi précédent, ma grande soeur l'avait avertie de cette visite et lui avait demandé si elle savait quel âge elle aurait. Elle l'ignorait. "94 ans", de faire soeur. Mère : "Trop vieille."

Il ne faut plus s'attendre à des explosions de joie pour une telle fête. Maman a ralenti ses activités, ces deux dernières années, puis elle passe beaucoup de temps au lit, a du mal à marcher. Cependant, elle semblait contente de nous voir tous à la fois : mes deux soeurs et leurs époux, et moi-même.

 


 
 
posté le 03-12-2018 à 15:58:26

Que le véritable Mario Bergeron se lève

J'avoue me sentir très agacé et que je considère ce qui arrive comme une niaiserie nuisible. Ma première publication date de 1996 et il y en a eu dix autres depuis, en ne comptant pas les quatre collectifs.  Or, depuis peu, il n'y a pas un autre romancier portant mon nom : il y en a deux. L'un a écrit deux romans se déroulant au Klondyke et l'autre un roman jeunesse, à compte d'auteur, ayant eu droit à des présences à la télé d'État parce que son bouquin est inspiré d'un fait réel. Ils ont certes le droit de s'appeler Mario Bergeron, sauf qu'ils s'infiltrent dans mes plate-bandes. À ce que je sache, ce ne sont pas ces deux hommes qui se rendaient dans les salons du livre lointains, à mes frais, dans l'espoir de faire connaître mes créations.

 


 
 
posté le 22-11-2018 à 00:16:27

Québécismes : Caractériel

GRAND TARLÀ : Toujours précédé de 'Grand'. Je n'ai jamais croisé un 'Petit tarla'. Jamais employé au féminin.  Idiot, imbécile, crétin, etc. Ex : "Mon cousin est un grand tarlà."

BAISE LA PIASSE (Piastre) : Avaricieux, économe à l'excès. "Ma voisine est une vraie baise la piasse".

 


 
 
posté le 18-11-2018 à 00:22:44

L'Octave

Voici l'Octave, le premier café hip établi à Trois-Rivières, rue Saint-Roch, au centre ville. Il s'agissait d'une vieille maison transformée. À l'intérieur, on pouvait facilement voir les traces des anciennes divisions, puis l'escalier menant au second étage existait encore. Les propriétaires avaient glané des petites tables et des chaises, sans doute dans des brocantes, car aucune n'était semblable à sa voisine. En entrant, à gauche, il y avait le comptoir pour le service. L'Octave vendait essentiellement du café, du thé, des petits gâteaux, des biscuits.

Le lieu a ouvert ses portes autour de 1974. J'étais client, que ce soit avant de me rendre boire de la bière au Rio, ou lors d'une visite à la bibliothèque. Je m'installais à une petite table, près de la fenêtre que vous voyez à gauche. Puis j'étendais mes feuilles et j'écrivais un roman, en buvant deux cafés et en fumant mes cigarettes.

 


 
 
posté le 14-11-2018 à 00:39:08

Neige

La première neige est tombée dans la nuit de lundi à mardi. Je crois qu'elle va demeurer au sol, car les températures sont plus basses que la moyenne depuis octobre. Nous avons eu un octobre plus froid que d'habitude et le seul inconvénient est que je n'ai pas pu me rendre souvent au parc pour écrire.

Les avantages ont été nombreux, dont le principal que tout le vacarme de l'été est disparu plus tôt, dont les chiens imbéciles qui aboient sans cesse. J'aime l'hiver parce que c'est paisible et que je ne suis jamais attaqué par des bruits. De plus, en sortant, j'ai la chance d'avoir la certitude de ne pas croiser des laideurs, comme, par exemple, les cyclistes qui se fichent du plastique sur le crâne. De plus, l'hiver, il n'y a pas de mouches, ni d'écureuils qui gambadent entre les murs de ma cuisine. 

 


 
 
posté le 10-11-2018 à 19:42:43

Le Fouinard

Lors de l'année scolaire 1973-74, j'étais de deux ans plus vieux que la norme des élèves de mon école, la Polyvalente du Cap, gros machin de béton accueullant près de 3000 garçons et filles. Cette année-là, mes deux meilleurs amis étaient déjà à un autre niveau et j'avais l'impression d'être seul. Ceci m'avait motivé à  m'inscrire à une activité parascolaire : le journal. Les simples étudiants considéraient les membres des activités comme des snobs, moi le premier. La suite allait me donner tort et fera naître une des années les plus extraordinaires de ma vie, qui aiguillera ma destinée adulte jusqu'à aujourd'hui.

Le journal portait le nom de Fouinard et était avant tout une feuille d'informations sur les activités mensuelles. Il était dirigé par une fille blasée et pas très intéressée à aller de l'avant. Ce n'était pas mon cas : j'écrivais déjà des romans, avais participé à deux pièces de théâtre et un véritable journal faisait partie de mes objectifs de création. Il y a eu un grave conflit entre cette demoiselle, Sylvie, et moi-même, si bien qu'elle a claqué la porte et que je me suis retrouvé seul membre de l'activité. Ceci faisait de moi le président et le représentant du journal au sein du conseil étudiant.

 


 
 
posté le 02-11-2018 à 01:47:27

Mes écrits historiques

Mes écrits historiques, sous forme de publication, se limitent à un article dans une revue, une critique de livre dans une autre revue, puis deux participations à des collectifs, l'un sur l'histoire de la région des Bois-Francs et à deux chapitres dans le livre que vous voyez.

Cet ouvrage a été publié en 2009, lors des célébrations du 375e anniversaire de fondation de Trois-Rivières. Le titre est un clin d'oeil aux feuillets publiés par Albert Tessier au cours des années 1930 et qui portaient le titre de Pages trifluviennes.

 


 
 
posté le 29-10-2018 à 02:01:48

Québécismes

ACCROCHER SES PATINS : Se dit d'un joueur de hockey qui prend sa retraite de la compétition. Le terme s'est répandu à d'autres sphères et signifie aussi prendre sa retraite, ou abandonner. Ex : "Mon patron va accrocher ses patins en janvier prochain."

TÊTE À PAPINEAU : Expression du 19e siècle, toujours utilisée de nos jours. Se refère à Louis-Joseph Papineau, brillant homme politique du 19e siècle. Signifie : Intelligent. Ex : "Mon prof, c'est une vraie tête à Papineau." Utilisé négativement, il veut dire le contraire : pas intelligent, stupide, etc. Ex "Mon voisin. ce n'est pas une tête à Papineau.

 


 
 
posté le 26-10-2018 à 20:12:38

Lecture : André Laurendeau

J'ai acheté ce petit livre en 1994, en usagé, puisqu'il était alors hors commerce depuis longtemps, ayant été publié à l'origine en 1962. Je dois avouer que les récits politiques ne me captivent guère,  mais qu'à ce moment, j'étais jeune étudiant universitaire et qu'en Histoire, il fallait s'intéresser à tout.

La crise de la conscription s'est déroulée en 1942 et demeure un jalon des 'deux solitudes' du Canada, c'est-à-dire qu'il y avait les anglophones, puis les francophones, deux îlots de cultures différentes qui ne s'entendaient guère, et dont les manifestations historiques sont nombreuses depuis l'époque coloniale, suite à la conquête du territoire par les Britanniques au 18e siècle.

 


 
 
posté le 21-10-2018 à 01:11:48

Enquête sur des connaissances générales

QUELLE JOURNÉE SOMMES-NOUS ?

     1)- Entre lundi et dimanche.