Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 23-02-2018 à 13:40:00

Villes et villages du Québec

En examinant la toponymie du Québec, on se rend compte qu'il n'existe à peu près aucun nom pour rappeler que nous avons fait partie de la France. Des noms relatifs à cette colonie de Nouvelle-France, oui, il y en a ; mais pas de la France elle-même. Très nombreux : des noms en relation avec la religion catholique. Puis ceux de personnages, explorateurs, fondateurs, etc. Beaucoup de noms inspirés de la nature, puis ceux qui sont des mots ou des déformations de termes amérindiens. Parfois, il y a des noms harmonieux, jolis, poétiques, étonnants.

NATURE : Je souligne que ce sont des noms de villes et de villages et il va de soi qu'un lieu dont le nom commence par 'Lac' a aussi un véritable lac du même nom, tout près. Voici : L'Anse-Pleureuse, Baie-des-Sables, Bas-de-l'Anse, Bassin, Beau Pré (Beaupré), Blanc-Sablon, Cap-au-Corbeau, Chemin-des-Buttes, Chute-aux-Outardes, Deux-Montagnes, Fleurimont, Grand-Remous, Grosses-Roches, Ile-aux-Goélands, La Baleine, Lac-à-la-Tortue, Mont-Tremblant, Rapide-Blanc, Rivière-du-Loup, Ruisseau-à-Rebours, Sept-Iles, Trois-Rivières (Il existe aussi un hameau du nom de Deux-Rivières), Val-d'Or,

 


 
 
posté le 20-02-2018 à 06:23:18

Lecture : Freak Show

J'ai une relation particulière avec ce livre. Emprunté à une bibliothàque de Toronto (si je me souviens) dans le cadre de ma recherche doctorale, j'avais gobé ces 280 pages en deux jours et, le troisième, je le commandais, même en sachant qu'il fallait le faire venir des États-Unis et que le prix irait en conséquence. Depuis, je l'ai lu plusieurs fois, dont une occasion m'inspirant la création d'un roman intitulé LesFreaks.

L'auteur Robert Bogdan est un sociologue, flanqué d'un rigoureux aspect historien. L'avantage des livres américains est que même dans le cas d'un ouvrage universitaire, comme celui-ci, l'approche éditoriale demeure facile pour le grand public. Cela va droit au but et ne se perd jamais dans des méandres trop intellectuelles.

 


 
 
posté le 10-02-2018 à 10:18:45

Pourquoi je n'ai pas de téléviseur

Peut-être parce que j'ai passé mon enfance et mon adolescence avec un appareil devant les yeux, dont un régnant dans la salle à manger, alors que les gens de ma famille, au lieu de se parler, avaient les yeux rivés là-dessus tout en bouffant, écoutant des Montréalais qui criaient et riaient trop fort. Toujours trop fort : les  habitués du présent site savent que je déteste le bruit depuis mon enfance. Or, la télé, à mes yeux (et oreilles) n'était et n'est rien d'autre que du vacarme.

Avez-vous déjà remarqué qu'au cinéma, ainsi que dans la vie, il y a des silences? Pas au petit écran : un type parle à toute vitesse et quand vient le temps de changer de sujet, il y a de la musique grasse pendant trois secondes, alors qu'un autre recommence illico à parler. Cela me paraît évident en me baladant sur les trottoirs en été, alors que ce blablabla surgit des maisons. Pire que tout : si votre voisin du dessous installe son appareil près du mur, le son grimpe le long de ce mur et vous arrive sur la gueule en vibrations.

 


 
 
posté le 02-02-2018 à 06:53:16

Échanger

Une de mes premières activités découvertes sur Internet a été la correspondance par courriel. Un loisir que j’avais beaucoup aimé par la poste au cours des années 1970 et qui prenait ainsi cette nouvelle forme. Il est passé beaucoup de correspondantes dans mon ordinateur, dont certaines n’ont duré que quelques messages, d’autres susceptibles, étranges. La nature humaine avec le voile informatique, permet de se débarrasser des gens sans trop de remords. J’en ai mis à la corbeille et j’ai subi le même sort. J’ai rencontré quelques correspondantes, ce qui s’est avéré une erreur. Le constatant, j’ai peu à peu évité d’échanger avec des femmes du Québec. Une des premières correspondantes que j’ai eue a été Patricia, habitant à Ermont, une municipalité satellite de Paris. J’entretiendrai un échange inégal avec Patricia pendant dix années. C’était une personne très « Je m’en foutisme » avec sa part de mystère et de délicieuse marginalité. Je crois que nous avions réciproquement beaucoup d’amitié à partager. Chose étonnante : elle m’a téléphoné à deux reprises. Une seconde correspondante fidèle a été Lyne, de Ville-Marie, au Témiscamingue, et que j’avais aidée dans la réalisation d’un rêve : voir un de ses romans publié. Et cette femme du Saguenay avec qui j’ai échangé près de 250 messages et qui est décédée… Il y en a eu tant et chacune, à leur façon, m’a beaucoup apporté. Je crois que j’ai eu plus de relations humaines avec ces personnes invisibles qu’avec des gens rencontrés à Trois-Rivières. C’était facile de trouver de nouvelles personnes, mais de plus en plus difficile de les conserver, jusqu’à un déclin de cette activité. Peut-être que les gens ont progressivement préféré le bla bla futile et immédiat de Facebook à une relation qui se développe avec le temps. L’an dernier, j’ai échangé avec une femme et puis, elle m’a vue au salon du livre de Trois-Rivières et ne m’a plus jamais écrit par la suite. Hmmm…
 


 
 
posté le 24-01-2018 à 23:47:39

École Normale des Ursulines, 1928-29

Je viens de trouver dans ma paperasse de documents historiques une photocopie que j'avais oubliée : l'annuaire pour l'année scolaire 1928-29 de l'École Normale des Ursulines, à Trois-Rivières.

 


 
 
posté le 19-01-2018 à 13:58:27

Malade

Au cours de l'hiver, il arrive à presque tous les Quèbécois de se frotter à une grippe, un rhume. Sauf moi. Dans mon cas, c'est à toutes les trois ou quatre années, mais j'y goûte plus que les autres. Voilà depuis mardi que je mouche, tousse, que j'ai mal à la tête, que je ne peux pas dormir, cela même si j'ai passé ces jours au lit, car marcher me cogne dans le cerveau. De plus, je n'ai presque pas mangé. J'ai même raté mon rendez-vous chez l'optométriste de mercredi car je ne me voyais pas sortir dans le froid dans cet état. Comme c'est désagréable! Au fait, je n'ai pas de pillules, de sirop. Les cellules du corps humain sont capables de faire le boulot.

 


 
 
posté le 15-01-2018 à 02:24:39

Connaissez-vous Astérix ?

1- Dans quel album apparaît pour la première fois le chien Idéfix?

Le tour de Gaule. Le chien est devant un commerce à Lutèce, où viennent d'entrer Astérix et Obélix. L'animal va les suivre, sans qu'ils ne s'en rendent compte, sauf à la toute fin, alors que le cabot aboie vers Obélix, qui le caresse. Le chien n'a alors pas de nom. Un concours sera organisé auprès du lectorat de la revue Pilote, pour trouver un nom. C'est un garçon d'une douzaine d'années qui suggérera Idéfix.

 


 
 
posté le 12-01-2018 à 01:58:56

Québécisme : Maudit

Maudit était un terrible juron, à la Renaissance. Il est devenu un vilain mot au Québec, avant de se transformer en un juron léger. Cependant, Maudit est employé à toutes les sauces, au Québec, très souvent assez éloigné de son sens véritable. Quelques exemples.

QUALIFICATIF POSITIF : Marque une insistance positive. Exemple : "Sa soeur est une maudite belle fille". Ceci signifie que cette demoiselle est vraiment très belle. "J'ai vu un maudit bon film." Film de qualité.

 


 
 
posté le 09-01-2018 à 14:08:51

Le magasin de mon père

Au cours de mon enfance, j’avais une maman, un papa et un magasin. La première me donnait parfois de l’affection, le second n’a jamais joué avec moi et le trosième a été le cauchemar de mes premiers pas dans la vie. Oh, pas que je désire ici condamner les efforts de réussite de mon père. Il a travaillé fort pour y arriver. D’ailleurs, il ne faisait que cela, puis regardait la télé. C’était un commerce de vente de peinture, né en 1960 et qui, d’un petit local, allait se rallonger sans cesse dans tous les sens, coupant ma cour de jeux en deux sections.

 


 
 
posté le 08-01-2018 à 14:31:47

Les magasins de mon frère

Après les échecs spectaculaires de mes études, je me suis tourné vers le marché du travail, avec deux emplois en 1976 et un cul-de-sac. Alors, j'ai fait ce que j'aurais cru impossible : demander à mon frère Daniel s'il y avait de la place pour moi dans ses commerces. Ce fut le cas, de 1977 à la moitié de 1979. Je détestais autant le lieu, mais, avec le recul, je sais qu'il y a eu des bons points, ne serais-ce que pour le sympathique personnel et le climat social. Je n'ai pas eu le temps de lui demander, mais je pense que Daniel m'aurait dit que ce furent les plus belles années de cette saga.

Mon frère désirait que je devienne commis, mais j'avais refusé. Ma destination : l'entrepôt. J'avais tout de même accepté certaines responsabilités autres, comme le bilan de vente de chaque journée (Voir la photo dans le prochain article), un inventaire hebdomadaire, puis la rédaction d'un journal destiné au personnel.