Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 30-04-2015 à 15:14:06

Québécisme : Croche, tout croche

Le dictionnaire Robert définit le mot Croche comme une note musicale. Et c'est tout. Pas au Québec ! Ce mot désigne plusieurs situations. Voici quelques exemples.

 


 
 
posté le 29-04-2015 à 00:27:49

Corrections du roman

Je viens de terminer deux journées terribles, pour la correction de mon prochain roman. Avant de vous en parler, voici les trois méthodes connues chez quatre éditeurs. Avant tout, je souligne qu'une (ou plusieurs) personnes sont appelées à corriger un manuscrit.

 


 
 
posté le 26-04-2015 à 18:35:49

Les racines de Charlie Brown

Mardi dernier, je rencontre à la bibliothèque une amie qui me dit que ses seules lectures des dernières semaines avaient été consacrées à l'intégrale de la bande dessinée de Charlie Brown. Hein ? Où ? Elle me montre : une douzaine de volumes de 300 pages, contenant les 17,000 bandes dessinées de Schulz, produites pour un journal, de 1950 jusqu'à son décès.

 


 
 
posté le 25-04-2015 à 01:21:02

Lecture

Une deuxième lecture consécutive sur le Canada et la guerre 14-18. J'imagine qu'il a dû y en avoir plusieurs sur le marché, l'an dernier... L'auteur Jean Martin tente de présenter des sujets inédits, de remettre les pendules à la bonne heure. Il y réussit, même s'il a une écriture terne, ne rendant pas cette lecture passionnante.

 


 
 
posté le 24-04-2015 à 01:46:38

Système métrique et résistance culturelle

Le système métrique a été imposé au Canada au milieu des années 1970. Ne vous inquiétez pas, car depuis, un grand nombre de citoyens utilisent toujours les pieds, pouces, milles, etc. Je suis l'un d'entre eux. Que puis-je y faire ? J'ai fréquenté l'école avec ces données et elles faisaient partie de mon quotidien, d'autant plus que cela était présent depuis le 19e siècle. Jeune, je m'amusais beaucoup en disant à mon père que Montréal était situé à 42 kilogrammes de Trois-Rivières, qu'il pesait 52 mètres. Il me croyait sur parole. Le rire se retourne contre moi, car je suis semblable à lui. Hors les distances, qui figurent en km sur les panneaux de signalisation, je ne saurais vous dire combien je pèse et mesure. Dans ce dernier cas, je sais que personne n'atteint 2 mètres, que tout le monde est à 1 mètre point quelque chose. Ce n'est pas beau ! Un grand six pieds, c'est joli : un cinq pieds deux est un p'tit boutte !  Un 105 livres, c'est un maigre et un 300, un américain. Et puis, au baseball, n'est-ce pas, je ne peux imaginer une clôture en mètres ni un lancer avec une vélocité de... de... de... heu... Résistance culturelle !

 


 
 
posté le 23-04-2015 à 01:06:50

Avec un certain retard...

Un de mes anciens profs de l'université est venu me porter une copie du livre que vous voyez ci-haut. Ce volume, de plus de mille pages, a été lancé en 2012 et, à ce moment-là, j'avais pensé qu'on m'en donnerait une copie, car j'y ai participé. Ce ne fut pas le cas et je n'avais pas d'argent pour l'acheter.

 


 
 
posté le 20-04-2015 à 18:37:37

Le futur roman : Rapide !

En ce lundi 20 avril 2015, je fête le premier anniversaire d'une semaine de l'acceptation de mon roman Gros Nez le quêteux, par la maison d'éditions Marcel Broquet. En sept jours, j'en ai vu de toutes les couleurs. Ces gens-là ont accompli en si peu de temps ce que les autres mettent trois mois à élaborer.

 


 
 
posté le 19-04-2015 à 23:18:07

Adieu, la radio !

Après l'aventure de CFCQ (Voir l'article suivant), je m'étais juré que le travail à la radio, c'était terminé pour moi. Du moins jusqu'à ce que CHLN-AM me téléphone... J'ai cependant hésité avant d'accepter. Le patron voulait une émission de musique nostalgique, mais pas "les maudits shows rétro plates. Fais quelque chose qui sort des sentiers battus." Ces gens m'ont avant tout téléphoné à cause de ma réputation des jours de CIGB : je travaillais rapidement, et, de plus, la station n'avait presque plus de disques. Étonnant, considérant que CHLN avait l'une des plus belles discothèques, à peine dix années plus tôt. Les ondes A-M diffusaient de moins en moins de musique et nous étions dans la période de transition entre les 33-45 et le disque compact. J'imagine que ce sont les deux raisons faisant en sorte que lorsque je suis entré dans le local, j'ai pensé, découragé, "C'est vraiment tout ce qu'il leur reste ?". Bref, je possédais plus de disques qu'eux et c'est bien sûr avec mon propre matériel que je devais préparer les émissions.

 


 
 
posté le 19-04-2015 à 01:19:38

Mario à CFCQ

La saga de CFCQ a débuté dans l'anonymat en 1975 et s'est terminée dans la tristesse en 1988. Il y a eu toutes sortes de phases bizarres, des malheurs (L'antenne de transmission qui s'écroule!), des fermetures, des irresponsables et des passionnés. Brièvement, ma première association date de 1984, alors que je devais donner un coup de main rock & roll à l'animateur Gilles DesRochers, mais ce gars-là mérite un article à lui seul.

 


 
 
posté le 18-04-2015 à 00:22:20

Anecdote touchante

Quand je travaillais de nuit comme opérateur à CIGB-FM, j'étais le seul à avoir l'autorisation de choisir la musique à faire entendre. Les autres étaient tenus de ne pas déroger de la programmation préparée et de ne pas répondre aux demandes des auditeurs. Je débutais à 2 AM, mais arrivais à la station à minuit. Le gars qui me précédait s'appelait aussi Mario.

 


 
 
posté le 17-04-2015 à 01:33:27

La peur de ma vie

Quand je suis entré en service comme opérateur de nuit pour la station de radio CIGB, le patron m'avait fait une recommandation : ne pas établir de relation avec les personnes qui téléphonaient. Je ne lui ai pas obéi. D'abord, comme il n'y avait pas d'animation, de bulletin de nouvelles ou de météo, les auditeurs devaient penser qu'il n'y avait personne dans le local, que c'était un long ruban de musique préenregistrée qui se faisait entendre. Conséquemment, il y avait peu de coups de fil la nuit, et c'était toujours pour connaître le titre d'une chanson, pour en demander une. Il y avait aussi une douce dingue maniaque d'Adamo avec qui je m'entretenais pour passer le temps, mais elle était gentille.

 


 
 
posté le 16-04-2015 à 00:05:14

Programmateur musical à la radio

J'ai travaillé comme programmateur musical pour la station de radio CIGB de la fin de 1981 jusqu'au début de 1984. Cela consistait à choisir les pièces musicales à mettre en ondes, bref à décider de ce que le public allait entendre.

 


 
 
posté le 15-04-2015 à 00:36:51

Sauver le roman

En ce mardi 14 avril, il m'est arrivé une mésaventure inédite depuis que j'écris des romans. Avant de vous la raconter, une mise en contexte s'impose.

 


 
 
posté le 13-04-2015 à 18:35:52

Et un dixième roman pour Mario B !

Une parenthèse dans ma saga radiophonique, car une bonne nouvelle vient de me parvenir : oui, je l'aurai, mon dixième roman publié ! Au début de l'automne 2015. J'y tenais, car cesser à neuf, c'était frustrant. Dix fait plus sérieux, comme chiffre.

 


 
 
posté le 13-04-2015 à 03:03:45

Travail de nuit à la radio

J'ai travaillé la nuit à la station de radio CIGB de décembre 1979 jusqu'à l'automne 1981. Comme j'avais déjà une certaine connaissance de la musique - même si ce n'était pas mon style favori - j'avais demandé la permission de concevoir ma programmation musicale. On me l'a accordée, croyant que je pourrais prendre ainsi de l'expérience dans cette tâche. S'il y avait des faux pas, ce n'était pas trop grave, parce que l'auditoire nocturne était limité.

 


 
 
posté le 12-04-2015 à 00:47:00

Mon pire emploi

Écrire des commerciaux pour une station de radio.

D'abord, quelques mots sur la façon dont j'ai débuté ma "carrière" à la radio. En mai 1979, on m'informe qu'il y a un poste pour écrire des commerciaux pour la nouvelle station de radio CIGB-FM, dont l'ouverture aura lieu en août. Je vais cogner à leur porte, rencontre un patron. "Tu n'as jamais fait ça de ta vie, mon jeune." Je lui lance un défi : "Donnez-moi deux sujets et je vous écris deux commerciaux que je vous remets dans trente minutes." Il a rigolé en douce... Je suis descendu vers un bar, commandé une bière et écrit les deux textes. J'avais le poste !

 


 
 
posté le 10-04-2015 à 01:13:32

Sacrer 1 : Introduction

Sacrer : blasphémer, jurer, dire des gros mots. Sacrer est un diminutif de Consacrer. Sacrer est l'action, et Sacre est le mot. Le Québec est-il champion ? Je l'ignore, mais je sais qu'il est unique. Ailleurs, le blasphème porte atteinte à la personne divine du catholicisme : Tort à Dieu (devenu Torrieux, au Québec), Vierge noire, Ange cornu, etc. Cela existe au Québec, mais il y a une particularité qu'on ne voit pas ailleurs : le sacre désigne un objet de la liturgie : le calice, l'hostie, le sacrement, etc. Pourquoi ? Il a été prouvé que ces mots n'existaient pas dans le Québec du début du 19e siècle, alors qu'ils étaient présents cinquante années plus tard. Raison historique : après la défaite des rébeillons de 1837-38, la catholicisme local est devenu ultramontain, c'est à dire qu'il s'imposait avec plus de sévérité. Avant 1837, un catholique était tenu de se confesser ou de communier une fois par année. Après : c'était hebdomadaire. Il y avait aussi une insistance sur les processions, avec les ornements de l'église bien en vue. Bref, tout devenait profondément plus présent.

 


 
 
posté le 10-04-2015 à 01:04:05

Sacrer 2 : Les sacres les plus courants

Voici une liste des sacres les plus courants. La graphie change parfois, une façon "officielle" de les écrire n'ayant jamais été établie.

 


 
 
posté le 10-04-2015 à 00:53:14

Sacrer 3 : Utilisation

En principe, tout sacre est une manifestation de colère transformée en langage. Exemple : Cet ostie m'a insulté ! Il y a cependant d'autres réalités, comme celle voulant qu'un sacre souligne un qualificatif. L'on dira : C'est une belle fille, mais aussi : C'est unecrisse de belle fille. Elle devient alors davantage jolie. Tous ces sacres peuvent se transformer en verbes : M'en vas te câlisser mon poing sur la gueule. Sacrer à demi-ton représente un signe de profond découragement : Ça ne va pas du tout... Tabarnaque que ça ne va pas... Le sacre désigne souvent des individus : Ce sacrament de patron, tout comme il définit des choses : Cibouère d'ordinateur. Bien sûr, un sacre désigne un état d'esprit, comme dans la chanson que je vous offre : Pis ceux qui sont en tabarnaque.

 


 
 
posté le 10-04-2015 à 00:00:12

Sacrer 4 : Conclusion

Sacrer me paraît moins tabou que jadis, mais il demeure des territoires qui sont encore inacceptables. Publiquement, un politicien ne se servira jamais de ces mots, pas plus qu'une personnalité publique (sauf dans les cas de chanteurs ou de comédiens.) On n'en entend pas à la radio, on ne les croise pas dans les journaux. Plus d'une fois, lors de mes participations aux salons du livre, des gens m'ont dit ne pas vouloir lire de sacres dans mes romans. Le vieux principe qu'une femme qui sacre soit mille fois plus vulgaire qu'un homme existe toujours.

 


 
 
posté le 08-04-2015 à 16:38:00

La justice

Je vais maintenant vous entretenir d'un sujet qui me tient à coeur : la justice. Pas très simple, à vrai dire, mais... Excusez-moi... OUI ! SALUT ! ÇA VA ? OUI, OUI, MAIS JE NE SUIS PAS À LA MAISON POUR M'EN ASSURER. JE M'EN VAIS AU MARCHÉ. DONNE UN COUP DE FIL DANS UNE DEMI-HEURE. SALUT ! Je disais que la justice est une chose complexe et peut varier selon les individus. Dès les temps anciens, les hommes ont... Oh, pardon... ALLÔ ! HEIN ? J'AI OUBLIÉ LA LISTE ? ATTENDS QUE JE REGARDE DANS MA POCHE ET... T'AS RAISON ! JE L'AI OUBLIÉE ! T'INQUIÈTES PAS, JE ME SOUVIENS DE SON CONTENU. JURÉ ! SI J'OUBLIE QUELQUE CHOSE, J'Y RETOURNERAI. PROMIS. À TANTÔT ! Le grand philosophe chinois Pierre Dupont, à propos de la justice, nous a légué une maxime remplie de sagesse qui disait... Encore ? Un instant... OUI ! NON, JE N'OUBLIERAI PAS LE FROMAGE ! T'INQUIÈTES DE RIEN ! OUI, OUI, LES TOMATES AUSSI ! SALUT ! Les peuples les plus prospères, économiquement et culturellement, ont toujours fait preuve d'une lumineuse justice, tel le... Excusez-moi une minute... OUI ! SALUT ! TU DIS ? OUI, J'AI CE DISQUE À LA MAISON. T'EN FAIRE UNE COPIE ? POURQUOI TU NE L'ACHÈTES PAS ? BON, BON, N'EN FAISONS PAS UN DRAME... POUR DEMAIN ? TU N'AURAS QU'À PASSER, APRÈS 19 HEURES. JURÉ ! MES SALUTATIONS À TON CHIEN ! Justice d'une multitude et justice individuelle. La question se pose. Je crois que les... Pardon... ALLÔ ! HEIN ? VOUS VOUS TROMPEZ DE NUMÉRO, MADAME. OUI, OUI JE SUIS CERTAIN QUE JE NE SUIS PAS MADELEINE ! ÇA DEVRAIT VOUS APPARAÎTRE ÉVIDENT, NON ? BONNE JOURNÉE, MADAME. Justice tous les jours et... Pfff... Voilà le supermarché... J'en parlerai une autre fois et... ALLÔ ! OUI, LES CONCOMBRES AUSSI !

 


 
 
posté le 05-04-2015 à 01:36:07

L'homme le plus laid du monde

Don Mossi était un lanceur gaucher ayant évolué au baseball majeur de 1954 à 1965, avec Cleveland, Chicago, Kansas City, mais surtout Détroit. Sa réputation ne vient pas de ses exploits - bien qu'il était honnêtement habile - mais de sa laideur. Son surnom était le Sphynx des Oreilles. Car en fait de pavillons, notre homme en portait d'inoubliables. Le reste de son visage semblait rude et hors de proportion. Cette réputation de l'homme le plus laid du monde a pris un sens contemporain avec les collectionneurs de cartes de baseball. Non seulement les gens cherchaient les cartes des étoiles, mais il leur fallait au moins une Don Mossi.

 


 
 
posté le 04-04-2015 à 00:39:38

Corrections et évaluation

Cette note accompagnait un colis du manuscrit de la seconde partie de l’Héritage de Jeanne, écrite par l’adjoint à l’éditeur, qui s’occupait des corrections avec moi. Sur les feuilles du manuscrit, il y avait, soulignées en rouge, les erreurs trouvées par cet homme. Son jugement me paraît aujourd’hui juste : la seconde partie était supérieure à la première, écrite rapidement et après la seconde. Ceci date de l’été 1999, pour le roman qui sera publié au printemps 2000.

 


 
 
posté le 03-04-2015 à 00:54:12

Siffler

Est-ce que vous sifflez ? C'est mon cas, mais je suis un siffleur musical. Siffler en enfouissant deux doigts dans la bouche, je ne suis pas capable. Je ne siffle pas pour faire du tintamarre, comme je vois des personnes le faire dans des lieux publics. Je trouve ça impoli. Je siffle des chansons, en marchant, en prenant mon bain et pour tout ou rien. J'aime siffler des mélodies que personne ne siffle. 21st Century Schizoid Man de King Crimson, par exemple...

 


 
 
posté le 02-04-2015 à 00:51:56

Parc portuaire

Ce lieu, avec une vue magnifique sur le fleuve Saint-Laurent, portait le nom de Terrasse Turcotte depuis le milieu du 19e siècle, quand, lors de profondes rénovations, circa 1985, ce joli vocable est disparu au profit d'une expression aussi anonyme que "Parc portuaire". Rendez-vous des flâneurs de Trois-Rivières au cours de chaque été, à condition de répondre aux exigences, car, à l'entrée, il y a pas moins de dix signes d'interdictions, question que chacun se sent bienvenue... Ne doutons pas que la scène ici présente était destinée à des spectacles pour enfants.

 


 
 
posté le 01-04-2015 à 00:00:13

Le lait de jadis

Mais oui, mais oui... Le lait de jadis goûtait la même chose qu'aujourd'hui. Sauf qu'il nous arrivait non pas dans des contenants de plastique ou de carton, mais dans des vraies bouteilles. Si, si : en verre. La différence ? Plus froid et pétillant ! La laitier, comme l'homme de la photographie, était un monsieur adoré par les enfants. Il portait une belle casquette et répondait aux appels de ma mère, quand elle déposait un petit carton dans une fênêtre de la maison pour signifier qu'elle avait besoin de lait. Par temps froid, il se formait une petite croûte de lait gelé sur le dessus de la bouteille et maman me permettait de la croquer. Divin !