Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 21-12-2018 à 01:31:25

La crèche de ma soeur

Ma grande soeur m'a fait parvenir ces photos de sa crèche de Noël. Alors, je vous les présente.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Commentaires

 

1. johnmarcel  le 21-12-2018 à 04:09:33  (site)

Je vois que l'homme des bois a terrassé un grizzly !

2. Marioromans  le 21-12-2018 à 06:22:34  (site)

Meunon, meunon, il est gentil.

3. anaflore  le 21-12-2018 à 10:06:07  (site)

Dans la tradition une belle décoration !
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4. MarioBergeron  le 21-12-2018 à 10:18:34  (site)

Elle en est fière !

5. jakin  le 21-12-2018 à 12:28:15  (site)

Les enfants vont être ravis, c'est une belle présentation pour accueillir le Père Noël....

6. MarioMusique  le 21-12-2018 à 15:38:40  (site)

Dans son cas, ce sont des petits-enfants. Et encore, certains commencent à devenir grands !

7. Florentin  le 22-12-2018 à 11:18:16  (site)

De la bien belle ouvrage ! Mais couleur locale : il y a de la neige partout ! Je ne suis pas sûr qu'en Palestine, là-bas, lors de la naissance de Jésus, il neigeait tant que cela ! J'ai des doute. En tout cas tu féliciteras ta soeur pour son savoir-faire et son imagination. Bon dimanche. Florentin

édité le 22-12-2018 à 17:19:02

8. MarioB  le 22-12-2018 à 11:35:26  (site)

C'est curieux... Je n'avais jamais pensé à une telle chose Rire1

9. johnmarcel  le 23-12-2018 à 00:52:06  (site)

En tout cas la neige peut tomber sur le plateau du Golan, à 100 kilomètres de Bethléem…

10. Marioromans  le 23-12-2018 à 06:31:33  (site)

J'imagine qu'on a fait nôtre cette réalité religieuse en mettant de la neige près de nos crèche et que la même chose doit se produire dans d'autres pays.

11. maxie  le 28-12-2018 à 02:45:09  (site)

Très jolie cette crèche, félicitations à ta grande soeur pour sa patience et son talent.....
Bonne fin d'année Mario

12. MarioB  le 28-12-2018 à 03:52:32  (site)

Merci et toutes ces choses.

 
 
 
posté le 18-12-2018 à 15:31:33

Les plus beaux disques de Noël de tous les temps

 

 

Hark Hark What's News (2008)
Cranbrook (2011)
 

 

 

Il n'y a rien de plus banal et de convenu qu'un disque de Noël. Les artistes ont beau aborder des styles différents, les chansons demeurent sans cesse les mêmes. Standards usés! Mais en 2008, la Britannique Kate Rusby offre un disque plein de créativité et d'un charme rare : Sweet Bells.

Les chansons tirent leur origine de chants traditionnels de la région du Yorkshire. De plus, Kate Rusby a trouvé des livres anciens avec des légendes, pour créer d'autres pièces. Il n'y a pas sur ce disque de père Nono, de petit renne au nez rouge ou de beau sapin. En fait, le mot Christmas n'y est prononcé qu'une fois. Par contre, le petit Jésus est souvent cité. On croise aussi des sujets inédits, comme celui d'une domestique obligée de demeurer au service de ses maîtres en cette occasion, aussi l'histoire d'un mineur seul pour la fête.

Les sujets sont ancrés dans la vie du 19e siècle. Pour encadrer la jolie voix de Kate, nous avons droit à de la guitare acoustique, beaucoup d'accordéon, des flûtes, bref, toute la panoplie folk d'une tradition très britannique.

 

Sweet Bells a été tant applaudi que l'artiste a cru bon d'enregistrer un jumeau. en 2011 : While Mortals Sleep. Même splendeur! Et ce n'est pas tout : un trosième volet a suivi, en 2017, mais je ne le possède pas encore... Cela viendra! Kate Rusby est un des plus beaux talents croisés ces vingt dernières années.

 

Voici donc deux chansons extraites de ces disques. Je les avais déjà présentés sur mon blogue musical. Pour entendre d'autres pièces de ces disques, voici les liens :

 

http://mariomusique.vefblog.net/56.html#Le_plus_beau_disque_de_Nol_de_tous_les_

temps

 

http://mariomusique.vefblog.net/98.html#Nol_avec_Kate_Rusby

 

 

 

 

Tags: #noêl
 


Commentaires

 

1. Florentin  le 20-12-2018 à 09:41:53  (site)

Salut Mario. J'ai écouté et je troue que c'est très agréable à entendre. Belle voix, mélodie visiblement proche des traditionnels, orchestration loin du tape à l'oeil. Je vais me tuyauter. A plus Florentin

2. jakin  le 20-12-2018 à 10:13:49  (site)

Musique à tous les étages aujourd'hui. Je redécouvre ces balades archétypes de la musique irlandaise...Une belle voix et du rythme mélodieux...J'aime....

3. MarioMusique  le 20-12-2018 à 10:37:01  (site)

Avec les deux liens, il y a 8 chansons. C'est tout bon !

 
 
 
posté le 14-12-2018 à 03:23:24

Lecture : Métiers ambulants d'autrefois

 

 

J'imagine qu'un tel livre doit exister dans tous les pays du monde. Bravo! Le titre est limpide : des gens sans lieu fixe travaillant dans la rue, sur les routes, les chemins. L'on pense tout de suite aux colporteurs, aux vendeurs de journaux, à des photographes, des joueurs d'orgue de barbarie, à des réparateurs de ceci ou de cela, à des professeurs, aux acheteurs de rats, mais pas à un notaire ambulant. Quoi? Quoi? Vous ne savez pas ce qu'est un acheteur de rats ? Je vais vous le dire, à la fin de l'article.

Il y en a une centaine dans ce livre de plus de 450 pages. L'avantage est que chaque article est court (5 pages maximum) rendant la lecture facile. Parfois, il y a des métiers proposés qui manquent quelque peu de sources... Par contre, les sources présentes sont en général riches et nombreuses. On ajoute des photos, des illustrations, des peintures.  L'auteure s'est surtout concentrée sur des tâches disparues, de la Nouvelle-France jusqu'au Québec des années 1940, avec une concentration sur le 19e siècle. C'est agréable à lire. Une façon simple de connaître des épisodes oubliés de la vie sociale de lointaines époques.

Jeanne Pomerleau est une auteure de la Beauce, se spécialisant dans des ouvrages de vulgarisation historique, comme celui-ci. Il en existe plusieurs de sa plume. Elle a aussi écrit des romans.

Un acheteur de rats est l'équivalent d'un exterminateur. Il se baladait avec ses pièges, ses poisons, puis débarassait les granges ou sous-sols de bêtes nuisibles. Le nom curieux de ce métier tient du fait qu'en plus d'être payé pour sa tâche, il achetait les rats morts. 'Sais pas pourquoi! Peut-être pour les revendre à des restaurants...

Tags: #histoire
 


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1. Florentin  le 14-12-2018 à 08:59:47  (site)

Oh oui, chaque pays a ses métiers anciens et chez nous les ouvrages ne manquent pas qui les décrivent, provoquant chez le lecteur une certaine nostalgie des temps anciens. Chez moi sans doute : j'ai pendu dans une de nos chambres quatre gravure en présentant certains : la fruitière, le réparateur de vitres, la ramoneur et la modiste.Tout cela bien loin, par exemple, des informaticiens d'aujourd'hui. Florentin

2. MarioB  le 14-12-2018 à 10:31:55  (site)

Oui, ces 4 métiers apparaissent aussi dans le livre. Je ne sais pas si cela se faisait en France pour les ramoneurs, mais pour les cheminées étroites, ils descendaient un sapin retenu par une corde et en le remontant, les branches du sapin absorbaient la suie et autres saletés.

3. johnmarcel  le 14-12-2018 à 12:22:36  (site)

En Indonésie on les trouve encore… couturiers, épiciers, mécaniciens motos ou vélos, poissonniers, marchands de toutes sortes de boissons, marchands de toutes sortes de bonnes choses à manger, marchands de crèmes glacées (un peu cher là-bas)…

4. elena13  le 14-12-2018 à 12:26:02  (site)

Bonsoir Mario,
http://elena85.vefblog.net/98.html#Sapin_de_Nol_2018
J'ai fait des nouveaux articles sur mes blogs, n'hésitez pas à me commenter si vous le souhaiter.

5. MarioB  le 14-12-2018 à 13:32:58  (site)

Merci JohnMarcel. En effet, ceci existe sans doute encore, selon les pays, des régions. Pour le Québec rural de jadis, il y avait des zones isolées et c'est souvent vers ces lieux que se rendaient les ambulants.

Élena, je suis capable comme un grand garçon de visiter ce que tu fais. Malgré la politesse de ton propos, je trouve ceci abusif.

 
 
 
posté le 07-12-2018 à 23:36:21

Ma maman à moi

 

Mercredi le 5 décembre : rendez-vous familial pour souligner l'anniversaire de naissance de ma mère. Le lundi précédent, ma grande soeur l'avait avertie de cette visite et lui avait demandé si elle savait quel âge elle aurait. Elle l'ignorait. "94 ans", de faire soeur. Mère : "Trop vieille."

Il ne faut plus s'attendre à des explosions de joie pour une telle fête. Maman a ralenti ses activités, ces deux dernières années, puis elle passe beaucoup de temps au lit, a du mal à marcher. Cependant, elle semblait contente de nous voir tous à la fois : mes deux soeurs et leurs époux, et moi-même.

Comme vous pouvez voir sur la photo, on lui a donné une carte, des chocolats, puis tout le monde bouffait des petits gâteaux. Maman a toujours adoré le sucré. Chaque lundi, nous arrivons avec des petits beignets et elle peut en manger sept ou huit, sans interruption. Chanceuse, à bien y penser, car souvent, le sucre est interdit aux gens de cet âge.

Notre rencontre a duré un peu plus de trente minutes, puis elle a réclamé de retourner dans son lit. La photo : je pose avec maman, et mes deux soeurs Tomate et Tournevis.

Tags: #famille
 


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1. johnmarcel  le 08-12-2018 à 01:26:20  (site)

Ma mère aurait 78 ans aujourd'hui… elle est décédée quand j'en avais 13...
J'en discutais avec mon frère il y a quelques temps : On ne se remet jamais vraiment de la mort d'une mère…

2. MarioMusique  le 08-12-2018 à 02:24:26  (site)

Je suis d'accord.

3. anaflore  le 08-12-2018 à 04:30:03  (site)

Belle photo de famille smiley_id117198smiley_id166421

4. johnmarcel  le 08-12-2018 à 05:19:27  (site)

Le chocolat… Suisse j'espère !

5. MarioMusique  le 08-12-2018 à 07:57:41  (site)

Merci.
Le chocolat était aux cerises. Si on ne lui avait pas mis un petit gâteau entre les mains, elle aurait dévoré le contenu entier, j'en suis certain.

6. Florentin  le 08-12-2018 à 10:28:03  (site)

Anniversaire commun peut-être, mais surtout remarquable. 94 ans, ce n'est pas si ordinaire que ça. Même si l'espérance de vie augmente de plus en plus. Tomate et Tournevis ? Vous avez au Québec de curieux prénoms à donner à vos filles ! A plus. Florentin

7. MarioMusique  le 08-12-2018 à 17:32:40  (site)

Allons, allons.,. Tu ne vois pas que Tomate et Tournevis, c'est une blague ?
Leurs véritables prénoms sont Lampe-Électrque et Autoroute.

8. Florentin  le 09-12-2018 à 12:08:37  (site)

Je m'disais aussi ...

9. hazel  le 09-12-2018 à 12:50:19

Très beaux résumer de la petite fête, mais tomate, et tournevis, pauvres sœurs, elle n'ont pas les cheveux rouge pourtant.

10. MarioMusique  le 09-12-2018 à 22:55:33  (site)

Condon du plaisir quand on capote.

 
 
 
posté le 03-12-2018 à 15:58:26

Que le véritable Mario Bergeron se lève

 

 

J'avoue me sentir très agacé et que je considère ce qui arrive comme une niaiserie nuisible. Ma première publication date de 1996 et il y en a eu dix autres depuis, en ne comptant pas les quatre collectifs.  Or, depuis peu, il n'y a pas un autre romancier portant mon nom : il y en a deux. L'un a écrit deux romans se déroulant au Klondyke et l'autre un roman jeunesse, à compte d'auteur, ayant eu droit à des présences à la télé d'État parce que son bouquin est inspiré d'un fait réel. Ils ont certes le droit de s'appeler Mario Bergeron, sauf qu'ils s'infiltrent dans mes plate-bandes. À ce que je sache, ce ne sont pas ces deux hommes qui se rendaient dans les salons du livre lointains, à mes frais, dans l'espoir de faire connaître mes créations.

Le Mario Klondyke se retrouve dans mes données des bibliothèques publiques, même s'il n'est pas né la même année que moi. Ceci laisse deviner que mon public fidèle, gagné à force de mon travail, croit que ces deux bouquins sont de ma plume et que les gens les empruntent en pensant que c'est moi. Aussi : très possible que ce même public ait acheté ces ouvrages en les confondant avec les miens.

Mario jeunesse, pour sa part, a droit à sa photo à la place de la mienne. Tapez mon nom dans votre moteur de recherche Google et vous verrez ce type qui n'est pas ma personne, avec la note biographique 'Né à Cap-de-la-Madeleine en 1955 bla bla bla' et que dans la liste de ses livres, on ne croise pas le sien, mais les miens et ceux de monsieur Grand-Nord. J'ai écrit à Google pour qu'ils corrigent ces fausses informations et, après un mois, j'attends encore une réponse. J'ai l'impression que ce duo profite de tout ce que j'ai fait, font leurs mes efforts pendant tant d'années.

Tags: #romans
 


Commentaires

 

1. la piote  le 03-12-2018 à 16:03:39  (site)

Bsr et enchanté,sympas de te présenter et moin coul de se qu il t arrive courage l ami de coeur,la bise merci

2. anaflore  le 04-12-2018 à 03:06:55  (site)

Calimeroque faire ?

3. Florentin  le 04-12-2018 à 05:05:48  (site)

Ce n'est pas forcément une usurpation d'identité. Mario Bergeron est peut-être un nom souvent porté chez toi. J'ai tapé ton nom su Google et j'ai trouvé plusieurs gus portant ton patronyme, n'oeuvrant pas tous dans le livre. En attendant, ce n'est pas de chance, c'est sûr ! Vous distinguer les uns des autres ne va pas être facile ! Florentin

4. MarioB  le 04-12-2018 à 17:40:08  (site)

Oui Florentin, il y a un boulanger, un motard assassné, etc. Ceci me fait penser que si l'industrie du disque lançait un nouveau chanteur qui porterait le nom de Francis Cabrel et les gens penseraient que c'est le Francis Cabrel présent depuis longtemps.

Au fait, Mario Klondyke est passé par notre bibliothèque pour une entrevue et je connais trois femmes qui se sont déplacées en pensant que c'était moi.

 
 
 
posté le 22-11-2018 à 00:16:27

Québécismes : Caractériel

 

 

 

 

 

GRAND TARLÀ
: Toujours précédé de 'Grand'. Je n'ai jamais croisé un 'Petit tarla'. Jamais employé au féminin.  Idiot, imbécile, crétin, etc. Ex : "Mon cousin est un grand tarlà."

BAISE LA PIASSE (Piastre) : Avaricieux, économe à l'excès. "Ma voisine est une vraie baise la piasse".

COQ L'OEIL : Qui louche, qui a un grave défaut de vision. Ex : " Robert est un coq l'oeil." On dit aussi : "Avoir les deux yeux dans le même trou."

MARABOUT : Boudeur. "Quand rien ne va à sa façon, Jean devient marabout."

TI-CUL (Petit cul). Désigne affectueusement un jeune garçon. Ex : "Sur la photo ci-haut, un ti-cul dompte son chien." Quand le terme est destiné à un adulte, il devient : minable. Ex : "Parfois, mon patron se comporte comme un ti-cul." Dans la chanson La lune d'automne (Fichier audio ci-haut), de Michel Rivard, ti-cul est employé pour désigner un jeune garçon. Soyez attentifs.

 

 

 


Commentaires

 

1. jakin  le 22-11-2018 à 09:32:42  (site)

Toujours surprenant ces expressions...J'avais déjà remarqué dans la chanson de Rivard que tu as déjà diffusé ce mot....

2. Florentin  le 22-11-2018 à 09:53:03  (site)

Souvent tes québecismes ont un équivalent en Français, mais là, que dalle ! Tes expressions sont vraiment locales. Mais comme d'habitude, elles sont nées d'image pittoresques qui nous "parlent" comme on dit ici. Sauf ici le "grand tarlà"... A plus. Florentin

3. MarioMusique  le 22-11-2018 à 13:32:52  (site)

J'en ai à profusion, car l'été dernier, j'ai lu le dictionnaire de Léandre Bergeron et je prenais des notes.

4. chocoreve  le 22-11-2018 à 16:44:46

un dictionnaire entier !
je ne sais pas si cela existe en France, et pourtant il y en aurait à en dire aussi !
Le ti-cul, je connais ça ici !...

5. MarioB  le 22-11-2018 à 20:13:28  (site)

C'est un petit dictionnare, 400 pages environ, un peu abusif, mais j'y ai croisé des expressions que j'avais oubliées.

Il y a surement un équivalent pour la France. Je me souviens en avoir lu un sur le vocabulaire de la Belgique.

6. la piote  le 03-12-2018 à 16:04:30  (site)

Superbe foto d antan merci Sourire

7. elena13  le 04-12-2018 à 05:37:20  (site)

Très jolie photo !!!

 
 
 
posté le 18-11-2018 à 00:22:44

L'Octave

 

 

Voici l'Octave, le premier café hip établi à Trois-Rivières, rue Saint-Roch, au centre ville. Il s'agissait d'une vieille maison transformée. À l'intérieur, on pouvait facilement voir les traces des anciennes divisions, puis l'escalier menant au second étage existait encore. Les propriétaires avaient glané des petites tables et des chaises, sans doute dans des brocantes, car aucune n'était semblable à sa voisine. En entrant, à gauche, il y avait le comptoir pour le service. L'Octave vendait essentiellement du café, du thé, des petits gâteaux, des biscuits.

Le lieu a ouvert ses portes autour de 1974. J'étais client, que ce soit avant de me rendre boire de la bière au Rio, ou lors d'une visite à la bibliothèque. Je m'installais à une petite table, près de la fenêtre que vous voyez à gauche. Puis j'étendais mes feuilles et j'écrivais un roman, en buvant deux cafés et en fumant mes cigarettes.

Le souvenir le plus particulier que j'ai de l'Octave fut cette fois où j'avais rencontré un ami d'enfance et du début de l'adolescence que je n'avais pas vu depuis longtemps. Ce Daniel y travaillait et alors que le café fermait ses portes, il m'avait invité à demeurer sur place pour échanger. À quatre heures de la nuit, nous étions encore là, à parler de souvenirs, à boire sans cesse du café, au son de cassettes musicales. J'avais l'impression que le monde entier s'était effrondé et qu'il ne restait sur terre que l'Octave et Daniel.

Le lieu a sans doute fermé ses portes dans le premier tiers des années 80, récupéré par un restaurant davantage dans la norme et qui existe toujours. Sans doute que sa porte est maquillée de douze signes d'interdictions, pour que les gens se sentent bienvenus...

Tags: #café
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 18-11-2018 à 01:34:14  (site)

Souvenirs !
Bon dimanche

2. jakin  le 18-11-2018 à 09:13:26  (site)

J'aime bien ce nom pour un café, rentrer et rester pour faire une partition en demi-thé....

3. Florentin  le 18-11-2018 à 11:30:00  (site)

Curieux nom pour un café. A quoi est-il dû ? Sûr, ici aussi, les cafés anciens étaient beaucoup plus conviviaux, tout s'y faisait sans chichis, à la bonne franquette. Aujourd'hui, comme chez toi sans doute, les bistrotiers doivent obéir à des normes qui "cassent" l'ambiance. M'enfin, ils doivent tout de même être encore accueillants, car ils sont toujours fréquentés. Florentin

4. MarioB  le 18-11-2018 à 16:58:26  (site)

Je ne connais pas l'origine du nom. Je sais qu'Octave était un prénom ancien. Peut-être celui du propriétaire ?

J'ai très longtemps fréquenté ces lieux, pour écrire et lire. Maintenant qu'ils sont contrôlés par les politiquement corrects, je n'y vais plus du tout.

5. la piote  le 18-11-2018 à 18:35:11  (site)

BONSOIR
Magnifique Photo et l Résumé,merci
Félicitations pour cette photo du jours elle le * Vaut .. Bien *
La bise merci

6. chocoreve  le 22-11-2018 à 16:41:42

maintenant pour lire et écrire c'est sur le banc du parc ?

7. MarioB  le 22-11-2018 à 20:14:20  (site)

Oui, tout à fait, ce qui intrigue les passants.

 
 
 
posté le 14-11-2018 à 00:39:08

Neige

 

 

La première neige est tombée dans la nuit de lundi à mardi. Je crois qu'elle va demeurer au sol, car les températures sont plus basses que la moyenne depuis octobre. Nous avons eu un octobre plus froid que d'habitude et le seul inconvénient est que je n'ai pas pu me rendre souvent au parc pour écrire.

Les avantages ont été nombreux, dont le principal que tout le vacarme de l'été est disparu plus tôt, dont les chiens imbéciles qui aboient sans cesse. J'aime l'hiver parce que c'est paisible et que je ne suis jamais attaqué par des bruits. De plus, en sortant, j'ai la chance d'avoir la certitude de ne pas croiser des laideurs, comme, par exemple, les cyclistes qui se fichent du plastique sur le crâne. De plus, l'hiver, il n'y a pas de mouches, ni d'écureuils qui gambadent entre les murs de ma cuisine. 

L'hiver, j'aime sortir sans raison, simplement pour marcher. C'est pétillant, vivifiant. Un retour à la maison et je me sens bien, reposé.

LÉGENDE DE LA PHOTO CI-HAUT.

PAPA : Je pense que ce sera une bonne maison.

MAMAN : Beau travail, chéri.

LES ENFANTS : Maman, papa, est-ce qu'on pourra sortir pour jouer dans la neige ?

Tags: #neige
 


Commentaires

 

1. jakin  le 14-11-2018 à 09:42:25  (site)

Ha la neige ! Chez nous s'est encore l'été indien, les température avoisinent encore avec les 18 degrés....il n'en finit plus de faire chaud...les mouches sont toujours là, le bruit et insupportable et la végétation dans les jardinières des balcons repart....il n'y a plus de saison....

2. Florentin  le 14-11-2018 à 12:54:01  (site)

J'avoue que je ne suis pas emballé par la neige. Elle est glissante, froide et gênante. Mais, je reconnais qu'elle embellit le paysage, apporte le silence et raréfie la circulation. Par bonheur, j'habite l'ouest du pays, où elle ne tombe pas souvent. Ceci dit, n'oublie ps ton cache-nez quand tu sors : un rhume est vite arrivé ! Florentin

3. MarioMusique  le 14-11-2018 à 13:06:14  (site)

Un cache-nez ? Jamais porté ça de ma vie !
Les températures d'octobre étaient sans cesse en bas de 10. Bien sûr, quand il y a de la neige, c'est 0 et moins, mais c'est curieusement moins froid qu'en octobre, ne serais-ce que parce qu'on a mis à notre disposition des vêtements davange adaptés.

4. chocoreve  le 16-11-2018 à 17:51:28

Ah moi j'adore la neige ! elle m'apaise, elle étouffe les bruits, elle donne le sourire, elle dépayse, elle permet de vivre au ralenti, et oui les gens ne sortent pas de chez eux,ou le moins possible, les voitures roules lentement, les enfants sont heureux ! ...

Et alors ? quels sont les vêtements adaptés dont tu parles ? pour la vivre cette neige, pendant plusieurs mois ?

5. Marioromans  le 16-11-2018 à 23:20:46  (site)

Vëtements d'hiver, tout simplement : longs manteaux, tuques, foulards, gants de laine, bottes chaudes. J'en vois en janvier qui ne portent rien de tout ça et je pense qu'ils sont cinglés !
J'ai un manteau d'hiver depuis 25 ans. Preuve que je ne grossis pas ! Il descend jusqu'à mes genoux. L'an dernier, un homme m'avait demandé où je l'avais acheté, sous-entendant qu'il n'y en a plus du style dans les boutiques.

6. johnmarcel  le 15-12-2018 à 23:11:24  (site)

Il a neigé quelques heures il y a trois semaines, Tuti regarde par la fenêtre et s'écrie "Il neige ! Mais pas encore hiver… hiver 21 décembre seulement !"

édité le 16-12-2018 à 05:13:07

7. MarioB  le 16-12-2018 à 00:18:23  (site)

Nous, on n'attend pas les dates ! Ah Ah!

8. johnmarcel  le 16-12-2018 à 00:36:46  (site)

J'ai été réveiller Tuti pour qu'elle regarde par la fenêtre… il a bien neigé cette nuit, tout est blanc…
Les heures qui s'affichent sur les commentaires de ton blog sont les heures au Canada…

édité le 16-12-2018 à 06:41:40

9. MarioB  le 16-12-2018 à 02:15:37  (site)

Sais pas. Je n'ai jamais remarqué.. Il y a 6 heures de différence entre le Québec et l'Europe. Quand il est minuit chez moi, c'est le petit matin en Europe.

Dommage de ne pas avoir d'appareil photo. De la neige, nous en avons depuis la mi-novembre.

 
 
 
posté le 10-11-2018 à 19:42:43

Le Fouinard

 

 

Lors de l'année scolaire 1973-74, j'étais de deux ans plus vieux que la norme des élèves de mon école, la Polyvalente du Cap, gros machin de béton accueullant près de 3000 garçons et filles. Cette année-là, mes deux meilleurs amis étaient déjà à un autre niveau et j'avais l'impression d'être seul. Ceci m'avait motivé à  m'inscrire à une activité parascolaire : le journal. Les simples étudiants considéraient les membres des activités comme des snobs, moi le premier. La suite allait me donner tort et fera naître une des années les plus extraordinaires de ma vie, qui aiguillera ma destinée adulte jusqu'à aujourd'hui.

Le journal portait le nom de Fouinard et était avant tout une feuille d'informations sur les activités mensuelles. Il était dirigé par une fille blasée et pas très intéressée à aller de l'avant. Ce n'était pas mon cas : j'écrivais déjà des romans, avais participé à deux pièces de théâtre et un véritable journal faisait partie de mes objectifs de création. Il y a eu un grave conflit entre cette demoiselle, Sylvie, et moi-même, si bien qu'elle a claqué la porte et que je me suis retrouvé seul membre de l'activité. Ceci faisait de moi le président et le représentant du journal au sein du conseil étudiant.

Ce dit conseil réunissait chaque semaine une personne responsable de chacune des activités, pour ébaborer des événements. Il y avait : la musique, les sports, un ciné et photo-club, une pastorale, une troupe de danse,  une radio étudiante, un comité d'aide (qui vendait des friandises lors des spectacles), mais aussi la troupe de théâtre La Katastrophe, avec à sa tête un talent brut en la personne de Jean-Marc. Le conseil était supervisé par un prof, Jean-Yves, qui n'était jamais là et dont on se fichait.

 

J'ai passé l'automne 1973 à élaborer ce que serait le Fouinard, qui ne paraîtra qu'en janvier 1974. Mon équipe était modeste : Françoise, poétesse amateur et fille discrète, Robert, caricaturiste talentueux mais garçon timide, et surtout Alain, curieux genre de dandy cynique et grande gueule.

 

Les Fouinards de 1974 donnaient certes de l'information, mais étaient ouverts à tous les jeunes de l'école. Alain écrivait des articles au vitriol et Robert proposait des caricatures heu... particulières! De ce fait, deux des Fouinards ont été saisis par la direction de l'école, nous ordonnant d'enlever des articles dits offensants et de jeter à la corbeille les oeuvres de Robert, entre autres une bande dessinée sur les secrets de la cuisine de la cafétéria, avec des rats et des araignées dans les chaudrons. Ces deux numéros ont fait naître des conflits entre le conseil étudiant et le Fouinard, mais je ne faisais pas de vagues. Le journal s'était aussi opposé à l'idée d'un bal de finissants et à une soirée type méritas. Bref, nous n'étions pas de tout repos!

 

Le conseil étudiant, sans l'aide d'adultes, avait engagé le groupe musical Harmonium (aujourd'hui un classique de la musique québécoise des 1970), organisé une semaine socio-culturelle, un café-étudiant, présenté des spectacles de théâtre et de musique attirant un public adulte. Aujourd'hui, dans la même école, les activités portent les titres ronflants de Sports-Études, Arts-Études, etc., et sont réservés aux élèves avec 70 % et plus, et les jeunes sont flanqués d'une armée de  profs bien pensants pour les diriger. alors que nous faisions tout par nous-mêmes, y compris trouver de l'argent pour nos projets. Nous sommes passés de la liberté au contrôle social paternaliste des jeunes par les adultes.

 

Ci-haut : l'emblême du Fouinard : une grosse dame amoureuse, alors que notre journaliste regarde sous sa robe et prend des notes. Le premier Fouinard censuré présentait les mêmes personnages, mais avec le journaliste sous la robe, une main sortant du soutien-gorge et agitant du poil. "Le Fouinard prend du poil de la bête", était le titre qui avait fait pousser des hauts cris aux directeurs de la polyvalente.

 

 

 

La page couverture du numéro suivant la première saisie par la direction de l'école, alors que notre turbulent journaliste est devenu un moine, avec l'indication 'Un nuage de sainteté s'abat sur le Fouinard".

 

Malgré mes résultats scolaires médioces, je n'étais pas de retour à la poly l'année suivante, mais inscrit au Cégep, où je tentais de poursuivre la fête, mais ce n'était plus la même chose, si bien que j'avais alors écrit un manuscrit de souvenirs à propos de cette année scolaire 73-74. C'est ainsi que j'ai pu garder au frais des noms, des situations et quelques documents, bien que je n'aie malheureusement pas conservé un seul Fouinard, sauf les pages couvertures.

 

Jeune adulte, je cherchais à poursuivre ce que j'avais vécu, avec une autre pièce de théâtre, un emploi à la radio, puis beaucoup d'écriture.

 

Je croyais que ces gens étaient mes amis pour la vie. Pas le cas... J'en ai revu quelques uns l'année suivante, puis une autre il y a une quinzaine d'années, alors que j'étais étudiant à l'université. Un des mes profs m'avait alors envoyé chercher un document dans un secteur de l'U où je ne mettais jamais les pieds. En cognant à la porte du bureau, je tombe nez à nez avec Lise, ancienne présidente du conseil étudiant. On s'est regardés dix éternelles secondes et le film de 1973-74 s'est déroulé en accéléré dans nos cerveaux. Je lui avais dit "Bonjour, présidente", ce qui l'avait fait rigoler.

 

Le Fouinard ne m'a jamais quitté et on retrouve son esprit dans certains de mes romans, tels Les Fleurs de Lyse, Les Baveux, sans oublier le personnage de Jeanne de mes romans publiés de la série Tremblay. Je possède toujours, en encadré, cette caricature que Robert avait fait de ma personne.

 

 

 

 

Au début de la présente année, regardant les souvenirs rédigés en 1975, j'ai pensé que cela ferait un bon roman. C'est ma tâche depuis le 1 août. J'ai gardé des situations réelles, utilisé les membres du conseil étudiant, dont je me souviens avec limpidité. J'ai ajouté d'autres personnages et situations, mais qui auraient pu survenir en 1973-74. Chaque jour, en écrivant un petit bout de ce roman, je redeviens adolescent et grand patron du Fouinard. Vieillir, c'est rejeter ce que nous avons été.

 

Tags: #École
 


Commentaires

 

1. johnmarcel  le 11-11-2018 à 08:52:20  (site)

J'étais au texte et le copain au dessin dans le journal de notre collège… le copain s'est fait virer, plus de dessin… plus de participation au journal, ni suite ni fin de l'histoire…

édité le 11-11-2018 à 14:52:46

2. chocoreve  le 11-11-2018 à 09:37:33

Quelle idée géniale que la reprise de textes,
pour faire revivre le passé, être l'adolescent du présent, et ainsi conserver à l'esprit ce que nous avons été !...

"Le Fouinard" moi j'adore le nom du journal !
(mais moins son emblème !)

3. MarioB  le 11-11-2018 à 16:46:57  (site)

La reprise de textes ? Non, pas du tout. Il y a dans le texte de 1975 des éléments qui servent de base à ce que j'écris actuellement, mais je ne reprends aucun de ces mots de jadis. Il y a des noms qui ont été changés, car au conseil, il y avait deux Lise et deux Robert, ce qui ne serait pas bien pour un roman.

Le nom Fouinard n'était pas de nous. Quant à notre symbole, il était dans 'l'air du temps', avec les revues de BD françaises et Mad Magazine, alors très populaires auprès des jeunes.
C'était assez curieux de voir un gars comme ce Robert dessiner des choses tordues, alors qu'il était timide, parlait peu.

4. jakin  le 12-11-2018 à 13:38:15  (site)

Les Caricatures sont excellentes....Mario je t'ai reconnu immédiatement...Il manque le cendrier pour ta clope !

5. MarioMusique  le 12-11-2018 à 15:59:20  (site)

Au bas du dessin, on voit des disques sur le plancher, mais je les ai ratés lors de la numérisation. Hors les cheveux, ça me ressemble toujours !

 
 
 
posté le 02-11-2018 à 01:47:27

Mes écrits historiques

 

 

Mes écrits historiques, sous forme de publication, se limitent à un article dans une revue, une critique de livre dans une autre revue, puis deux participations à des collectifs, l'un sur l'histoire de la région des Bois-Francs et à deux chapitres dans le livre que vous voyez.

Cet ouvrage a été publié en 2009, lors des célébrations du 375e anniversaire de fondation de Trois-Rivières. Le titre est un clin d'oeil aux feuillets publiés par Albert Tessier au cours des années 1930 et qui portaient le titre de Pages trifluviennes.

Je ne sais pas trop si le public a fêté avec ceci. Il y a un texte mal écrit (Vraiment!) un autre interminable et les autres ont le défaut des historiens québécois : ils écrivent comme des fonctionnaires, sans style ni originalité. Hors les deux cas que je viens de nommer, le reste est assez bien, particulièrement ceux qui parlent du monde de l'éducation, dont un très original sur l'évolution de la gymnastique et des sports dans deux collèges religieux, l'un pour les garçons et l'autre pour les l'autre bande.

Les signataires, au nombre de treize, étaient des profs de mon univesité, des personnes étudiant au doctorat (ou ayant terminé récemment), plus un intrus n'ayant rien à voir avec notre noble institution. Le tout était supervisé par deux professeurs.

Je suis content d'avoir participé à ce livre, mais, paradoxallement, je ne garde pas un bon souvenir de cette expérience. Avant tout, je souligne que je suis le seul à offrir deux textes. Un des profs m'avait demandé si je voulais présenter un résumé de ma thèse de doctorat ou un autre sur le mémoire de maîtrise. J'avais répondu : "Ben... les deux!" Le mauvais souvenir est que ces deux signataires ne semblaient pas savoir ce qu'ils voulaient. En premier lieu, ils m'accordaient 25 pages, et, quatre mois plus tard, l'un bassait à 20. Ayant obéi à l'ordre, l'autre avait répliqué : "Mais pourquoi t'as enlevé ceci, cela ?" Bref, ils ont joué au yoyo avec mes nerfs, d'autant plus qu'au même moment, je travaillais sur le roman Ce sera formidable, publié la même année et que je trouvais plus important que ce boulot. Pour une rare fois, j'ai levé le ton, en ordonnant à une des personnes de me ficher la paix avec leurs changements. "Branchez-vous, hostie!" (Ou peut-être pire...) Tout ceci avait duré une année et demie, ce qui, à mes yeux, était interminable. De plus, une des personnes a changé des passages sans me le demander.

Douce vengeance : le livre a reçu deux critiques, l'une locale et l'autre nationale, dans une revue de renom. et les journalistes avaient cité mon texte sur les cinémas comme le plus intéressant de l'ensemble. Excellent pour l'ego car, bien sûr, je n'ai pas été payé pour ce travail.

 

Visitez mon site littéraire, avec des extraits de mes romans (publiés ou non) des secrets, des témoignages de ce que j'ai vécu. C'est intéressant et ne mord point. L'adresse est la suivante :

 

http://marioromans.vefblog.net/

Tags: #histoire
 


Commentaires

 

1. chocoreve  le 02-11-2018 à 11:41:27

heureusement il y a quelques satisfactions ...

2. Marioromans  le 02-11-2018 à 16:38:05  (site)

Ce fut davantage casse-tête et long que pour un roman.
La plupart de ces textes sont intéressants, mais avec une écriture aride.

 
 
 
 

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