Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 02-12-2019 à 21:57:32

Gloria Swanson et moi

 

 

 

 

 

On pourrait croire que Gloria Swanson fut un type de diva de l'histoire du cinéma, en se référant à son célèbre film de 1950 Sunset Boulevard, mais à ce moment-là, peu de gens avaient vu un film silencieux de son époque de vedette. Par la suite, la femme deviendra une page à potins et une fixation pour les émissions de télé stupides des années 70.

 

 

Hors deux films, je ne connaissais rien de la Gloria de l'ère dite muette. Comme dans le cas des autres comédiennes, j'ai évité les courts métrages, mais aussi un film de 1925 auquel on a ajouté de la couleur. Quel est le nom du putois qui a eu cette idée ridicule et horrible ?

 

 

Ne restait que trois films, plutôt très biens. J'ai alors réalisé que Gloria fut la première actrice destinée au public féminin. Ne rigolez pas : pendant longtemps, Hollywood tournera pour ce seul public. L'on pense à des femmes comme Bette Davis et Joan Crawford, mais avant, il y a eu Gloria Swanson. Pourquoi cette idée de films destinés aux femmes ? À cette époque, les cinémas étaient ouverts du matin au soir. Qui donc pouvait les fréquenter en après-midi ? Les femmes mariées, maîtresses de maison. Alors, excusez les clichés : drames d'amour, larmes, courage de la femme victime et toutes ces choses.

 

 

ZAZA (1923) était inspiré d'une histoire née en France. Une vedette de comédie musicale devient folle d'amour pour un homme, en ignorant qu'il est marié et père d'un enfant.

 

 

WHY CHANGE YOUR WIFE (1920) Marié à une femme conservatrice, un homme divorce et se marie avec une jeune femme légère, avant de se rendre compte qu'elle est autant conservatrice. Pendant ce temps, la première ajoute un peu de folie à sa vie pour reconquérir l'homme. Amusant et touchant, avec en prime Bebe Daniels dans le rôle de la vilaine.

 

 

MANHANDLED (1924) Plus populo, celui-là. Une employée d'un grand magasin est amoureuse d'un inventeur qui ne pense qu'à améliorer sa création afin de faire fortune. Parti pour vendre son idée à des millionnaires, la femme profite de ce moment et décide d'ajouter du piquant à sa vie, devenant au service d'hommes riches et odieux, alors qu'elle demeure fidèle à son inventeur. Au début du film : des scènes folles se déroulant dans un wagon de métro de New York.

 

 

J'aurais aimé en voir davantage, mais ces trois-là furent distrayants et idéaux pour voir... des vêtements féminins à la mode de l'époque !

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Billy Larkin reprend Spooky, en 1968.

 

 

 

Une de mes chanteuses favorites fut active entre 1925 et 1935. Cliquez sur le lien pour l'entendre dans une chanson irrésistible :

 

http://mariomusique.vefblog.net/122.html#Un_grand_78_tours__Annette_Hanshaw

 

 

 

Faites connaissance avec des adolescentes de la Renaissance :

http://marioromans.vefblog.net/21.html#Adolescentes_de_la_Renaissance

 

 

 

 


 
 
posté le 01-12-2019 à 16:17:03

De choses et d'autres

 

 

 

 

 

BLOQUÉ : Jeudi après-midi, j'ai ressenti un étirement douloureux à la cuisse, près du bassin et le tout a grandi, si bien qu'en soirée, j'avais un mal fou à marcher. Au réveil, le vendredi, c'était encore présent, mais de façon moindre. Je suis sorti pour mes courses, marché beaucoup et à mon retour, c'était disparu. Bizarre.

 

 

CAUCHEMARS SONORES : Encore bizarre : je suis tiré de mon sommeil non pas par un cauchemar, mais par un bruit insolite qui me fait sursauter d'effroi. Exemple : un miaulement strident, qui ne venait pas de mon chat, dormant à mes côtés. Puis : bruit de verre cassé. Et le plus curieux, ce cri : "CHUCK BERRY!".



 

HIBERNATION : Je suis au début de ma phase hivernale où je dors le jour et passe mes nuits entières actif. Le vrai bonheur.



 

FILMS : Beaucoup de plaisir à découvrir des films muets que je ne connaissais pas. Hier, j'ai constaté ce que je ne croyais pas possible : un film 1929 avec Harold Lloyd dont j'ignorais l'existence, moi qui suis un grand admirateur du comique.

 


 

PHOTO CI-HAUT : Moi-même, avant mon opération.

 


 

ROMAN : J'ai décidé de chercher un nouvel éditeur. Marcel Broquet est un bon monsieur, respectueux de mes créations, mais sa maison est incapable de faire connaître les livres. On ne passe pas de 2000 copies vendues à 302 sans raison. Première tentative avec la compagnie de 2013, dont je ne garde pas un bon souvenir, mais ces gens-là vendent des bouquins. J'essaie avec Grand-Regard et la jeunesse.

 

 

SCHNZ : Tout va bien avec mes cours de schnz. Mon professeur se dit content de mes efforts. Exemple : Qzlvwt krvmezlqt opwwzksd sqztokd. Facile : Cela s'écrit comme ça se prononce.

 


 

DISQUES : Je me suis lancé dans ce que je désirais éviter, car il y a un manque de place pour le rangement. Le transfert de disques en format MP3, entreposés sur deux clefs USB. Première étape : les disques de jazz de 1950 à 1969. C'est une opération longue et ennuyante. Je crois pouvoir en venir à bout à la fin de l'hiver, en gardant le rythme de cinq disques par jour.

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Un grand classique! A Whiter Shade Of Pale, par Procul Harum (1967). L'organiste était Gary Brooker.

 

 

 

 

Une très agréable découverte : un guitariste et sa chanteuse rendent hommage à Brassens :

 

http://mariomusique.vefblog.net/214.html#Toujours_Brassens

 

 

 

Une jeune adolescente de la fin des années 40 et son étonnant travail :

 

http://marioromans.vefblog.net/21.html#Berangere_et_les_premiers_televiseurs

 

 

Tags: #disques
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 02-12-2019 à 06:14:40  (site)

Belle pinup smiley_id117219
Avec l
âge des douleurs
Bonne hibernation

2. johnmarcel  le 02-12-2019 à 06:17:37  (site)

Concernant le schnz, le r en tchèque se prononce rou, le w en gallois se prononce ou, et le k en indonésien est muet...

3. chocoreve   le 02-12-2019 à 10:31:11

Les bruits extérieurs sont différents le jour... et c'est le jour que tu dors ... si j ai bien compris ? ... d où les cauchemars sonores étranges...
Signé : docteur choco !
Bon ! Je ne suis pas drôle ...
Bientôt la neige chez toi ? voilà qui devrait être apaisant !

4. jakin  le 02-12-2019 à 11:54:55  (site)

Une tranche de vie iconoclaste avec une belle pinup et un des slow les plus racoleur des années 60...Il n'y a rien à dire !

5. Marioromans  le 02-12-2019 à 13:31:38  (site)

Voilà un mois qu'elle est avec nous, la neige.

Merci à tout le monde,

6. chocoreve   le 02-12-2019 à 17:19:16

smiley_id118672

7. Nikole-Krop  le 05-12-2019 à 07:49:30

Marginal, va ! Et fier de l'être, je sais ! ... ;-) Chacun fait comme il lui plaît !

8. MarioMusique  le 05-12-2019 à 11:48:56  (site)

Mais tout le monde peut avoir une jambe en grève ! Roi

 
 
 
posté le 25-11-2019 à 00:50:24

Mary Pickford et moi

 

 

KATIE MELUA : Mary Pickford (2007)

 

Avant ces dernières semaines, le seul film avec Mary Pickford que j'avais vu était une production sonore de 1930. Jamais vue la comédienne dans sa forme classique de jeunesse, avec ses cheveux frisés. Mary Pickford fut la comédienne la plus populaire et la plus aimée de son époque. En découvrant ces productions, on comprend pourquoi : elle était très talentueuse et attchante. J'ai croisé quinze de ses films sur Tube, en omettant les courts métrages de la Biograph. Seulement trois de ces oeuvres n'ont pas connu ma faveur. Les autres étaient sans cesse très bien, et j'ai eu du mal à ne retenir que cinq fantastiques.

 

Ceci m'a permis de constater deux choses. 1)- Elle jouait presque toujours une fille plus  jeune que son âge réel. 2)- Les scénarios se déroulaient plus que souvent dans des milieux populos où les riches avaient le mauvaise rôle. Films comiques, avec des éléments mélodramatiques, j'ai surtout pensé que la plupart de ces productions pouvaient plaire autant aux enfants qu'à leurs grands-parents.

 

 

Je m'en voudrais de ne pas simplement nommer TESS OF THE STORM COUNTRY, MY BEST GIRL, DADDY LONG LEGS pour m'attarder à ce que je considère des films fantastiques, que je vous invite à découvrir.

 

 

 

POLYANNA (1919) : Une jeune fille sans cesse de bonne humeur, malgré des relations froides et sans amour avec sa tante, sème la joie autour d'elle, avant qu'un accident ne vienne freiner ses humeurs.

 

 

POOR LITTLE RICH GIRL (1917) : Mary, à 25 ans, joue le rôle d'une fille de... 11 ans. Enfant d'un couple riche, ne recevant ni amour ni attention, rêvant de pouvoir jouer avec d'autres enfants. Un terrible accident (encore?) fera changer les sentiments de son père et de sa mère à son égard. Un film touchant, quasi enfantin, avec d'étonnants effets spéciaux, vers la fin.

 

 

SUDS (1920) : Un contre-emploi pour la comédienne, jouant une femme laide et pas très futée, travaillant pour une minable buanderie d'un quartier des bas-fonds. Festival de mimiques tordues et une grande crédibilité dans son rôle.

 

 

HOODLUM (1919) : Une jeune femme vit dans l'aisance de la maison de son riche grand-père, mais choisit la contrainte de rejoindre son père, qui habite un quartier minable de New York, mais qui changera ses valeurs envers ses prochains. Les personnages de ce New York de tierce zone sont absolument juteux.

 

 

LITTLE ANNIE ROONEY (1925) : De nouveau un quartier pauvre d'une grande ville, où les jeunes bandits règnent en bandes. Mary joue la fille d'un bon policier et aime la bagarre avec des garçons. Son père est tué en fonction et le frère de Mary croit que le chef de la bande du quartier est le coupable, décidé à le mettre à mort. Mais les enfants découvrent le véritable coupable. Les enfants employés comme comédiens sont fantastiques! Une note rare : on y croise des Italiens, des Grecs, des Juifs, des Noirs, des Orientaux. Vraiment, Mary Pickford était incroyable avec ses poings et ses coups de pieds! Amusant, mais aussi touchant.

 

 

 

Mary Pickford est d'origine canadienne. Outre son travail exemplaire de comédienne, elle fut une femme d'affaires, co-fondatrice de la maison de production United Artists, ayant participé à l'élaboration des Oscars et après son dernier film, en 1933, travaillera pour la UA comme productrice et comme administrateure. Elle est décédée en 1979, âgée de 84 ans. Elle est aussi  à la base d'une fondation de bienfaisance et qui existe encore.

 

 

 

 

 

 

La chanson de Katie Melua relate la fondation de la United Artists, avec Mary Pickford, son mari Douglas Fairbanks (comédien) Charlie Chaplin (ami du couple) et DW Griffith, premier réalisateur de Mary, en 1909.

 

 


Commentaires

 

1. jakin  le 26-11-2019 à 13:11:24  (site)

Un satisfecit pour la chanson...les films des années 20 faudrait que j'ai le temps de les regarder et pas en langue originale....

2. MarioB  le 26-11-2019 à 13:59:08  (site)

Un long métrage des années 10-20, c'était 1 heure 30, parfois un peu moins, rarement deux heures.

Quant aux intertitres, sur Tube, ils sont bel et bien en anglais, mais je les lis rarement, car c'était fait en sorte de comprendre ce qu'ils 'disaient' sans avoir recours à la parole, qu'elle soit écrite ou parlée. C'était un langage universel, celui des expressions physiques.,

 
 
 
posté le 17-11-2019 à 12:11:20

Apprendre l'anglais

 

 

 

 

Je n'ai jamais appris l'anglais, parce qu'à l'école, j'étais un étudiant médiocre. L'apprentissage est venu par moi-même, sans que je ne le décide. Au Québec, il y a une culture nord-américaine anglophone, parce que nous sommes entourés d'Anglais, par les provinces voisines et les USA au sud. Il y a donc des journaux et revues anglaises sur les étagères du Québec, des stations de radio et de télé.

 

Il y a pourtant eu un déclic séducteur, en 1972. Mon prof d'anglais, voulant être à la page, était arrivé avec  les paroles de la chanson American Pie, de Don McLean. Nous devions former des petites équipes, traduire un couplet et l'expliquer aux autres. J'aimais d'avance cette chanson et en travaillant à la traduction,  je me suis rendu compte que McLean chantait autre chose que des 'I Love You'. Je le constaterai plus tard : American Pie est une chanson au texte dense et pleine de métaphores. De plus, le choix de mon prof était motivé par un fait éducatif : ce chanteur avait une diction exemplaire (et il l'a encore de nos jours. Je possède une vingtaine de ses disques). J'ai donc acheté le microsillon (à trois reprises) et cet exercice scolaire a donné naissance à une habitude : quand il y avait les paroles des chansons dans la pochette d'un 33 tours, j'écoutais en suivant les textes des chansons. Il y avait aussi des revues pour ados qui ne m'intéressaient guère, sauf qu'à la fin, on croisait une section avec les paroles de succès à la mode. C'est fou comme je connais par coeur plusieurs de ces pièces! Aujourd'hui, avec un nouveau disque, je comprends les paroles dès la première écoute, sauf dans le cas de propos davantage intellectuels. Les disques m'ont graduelement familiarisé avec le vocabulaire, la prononciation.

 

 

Ensuite, il y a eu le cinéma. Je regardais les vieux films américains dans leur langue, via le réseau anglais de la télé d'état et, un peu plus tard, par le PBS yankee. Pourquoi ? Parce que  je trouvais les VF stupides, avec des paroles qui ne suivaient pas les mouvements des lèvres et qu'on perdait le sens premier désiré par le scénariste. Je me souviens d'un ami pensant la même chose et, conséquemment, quelques fois par année, nous nous rendions dans les salles anglo de Montréal pour voir les versions d'origine. Entre autres les films de Woody Allen, car leurs VF étaient médiocres et ne rendaient pas du tout compte du verbe de Woody. De plus, on avait donné au comédien une voix de crétin, très éloignée de la véritable voix de Woody. J'ai poursuivi ceci jusqu'à ce jour et à mes yeux, l'arrivée du format DVD fut une libération pour moi, car on pouvait cliquer sur la fonction VO. D'ailleurs, lors de mes piratages, je jetais à la corbeille la VF pour gagner de l'espace lors de la copie. Le cinéma m'a permis d'associer des mots anglais à des gestes, des attitudes, des situations. Visualiser la parole, en somme.

 

 

Lire des textes anglais? C'est venu avec les revues de rock, entre autres Rolling Stone. À l'université, pour mon mémoire de maîtrise et la thèse de doctorat, je lisais en anglais sans problème et j'ai acheté plusieurs de ces bouquins.

 

 

Écrire en anglais ? Une autre paire de manches, car je n'ai aucune notion grammaticale de cette langue. Un premier effort tardif, quand je me suis branché Internet et que j'échangeais en anglais avec une jeune femme du Connecticutt, qui me répondait en français. Une façon d'apprendre. D'ailleurs, cette fille avait un nom de famille français, descendante des Québécois s'étant exilés dans les états de Nouvelle-Angleterre et l'assurance d'emplois. Son père ne parlait pas français, mais son grand-père : oui. Elle désirait retrouver ses racines.

 

 

Sur Multiply, j'écrivais mes articles dans les deux langues et j'échangeais avec un jeune de l'Ouest canadien désireux de connaître des chansons du Québec, ainsi qu'avec un Américain de St-Louis, amateur de musique soul et de baseball. C'est lui qui m'a confirmé qu'il n'y avait pas de fautes dans mes textes, ayant noté que lorsque je ne savais pas comment écrire ma pensée, je prenais des détours explicatifs.

 

 

Est-ce que je me considère bilingue ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais pensé volontairement à une telle chose. Voici une anecdote savoureuse à propos de tout ceci. Voilà une douzaine d'années, il y avait un tournoi pan-canadien de jeunes joueurs de baseball. Me rendant au stade, je parlais avec des anglais sans problème. Un jour, il y avait près de moi un monsieur âgé qui agitait une cloche pour encourager son équipe de la Nouvelle-Écosse. Alors, je lui ai parlé en anglais, lui demandant d'où il venait, s'il avait fait bon voyage, s'il appréciait Trois-Rivières et le stade quand soudain, il se retourne vers le terrain car son petit-fils se présentait à la plaque. Alors, il a lancé : "Allez Alexandre! Concentre-toi et tu frapperas en lieu sûr!" Bref, je parlais en anglais à un acadien francophone!

 

 

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE EST ICI :

 

http://mariomusique.vefblog.net/36.html#Et_une_autre_organiste

 

Heureux de vous présenter Guillaume :

 

http://marioromans.vefblog.net/1.html#Guillaume

 

Tags: #anglais
 


Commentaires

 

1. Maxie  le 20-11-2019 à 05:40:42  (site)

Coucou Mario..
Toujours aussi fidèle à l'égard de la doyenne ! pour la leçon d'anglais c'est hors de question, il faudrait déjà que je parle correctement le français ...
Bise de retour..

2. MarioB  le 20-11-2019 à 14:17:28  (site)

Au fait, pour vérifier si il n'y avait pas d'erreurs dans le fichier, j'ai chanté la chanson au complet !

3. florentin  le 22-11-2019 à 09:58:10  (site)

Salut Mario. Comme tous les Français, j'ai appris l'Anglais à l'école. Mais je le parle comme une vache espagnole. Personne ne comprend ce que je dis, car mon accent est sûrement à couper au couteau et mon débit trop lent. Paradoxalement, je parle mieux l'Italien, que je n'ai pas appris, mais que j'ai beaucoup fréquenté, ma moitié étant d'origine ritale. Je crois que pour bien s'exprimer dans une langue, il faut baigner dedans. Souvent. C'est, je pense, ton cas. Bien amicalement et à plus. Florentin

4. MarioB  le 22-11-2019 à 10:18:42  (site)

Amusant : il parle l'anglais comme une vache espagnole ! Ah! Ah!
Oui, la France est entourée de pays de différentes langues : Italie, Espagne, Allemagne etc et c'est plus facile d'avoir des contacts avec diverses langues.

J'ai un copain qui est camionneur depuis une vingtaine d'années et ses missions le mènent toujours aux USA. Pour obtenir le poste, il fallait être bilingue. C'était son cas., Cependant, il a été étonné quand je lui ai dit qu'il parlait anglais avec plus d'aisance qu'autrefois. Il baignait dans la langue, en effet.

5. johnmarcel  le 23-11-2019 à 15:23:33  (site)

J'ai également appris l'anglais au collège, et ça m'a plu très vite, j'étais bon élève, sans avoir jamais appris une leçon…
Bien sûr l'anglais en Angleterre c'était autre chose…

6. MarioB  le 23-11-2019 à 20:08:35  (site)

Ce n'étais vraiment pas mon cas ! Comme indiqué dans l'article, je suis passé par les disques et les vieux films.

Les films Warner des années 30 étaient pleins d'argot, syle Kisser, pour les lèvres d'une fille !

 
 
 
posté le 13-11-2019 à 16:10:29

Lillian Gish et moi

 

 

 

 

Hors les films des comiques (Chaplin, Lloyd, Keaton) ce sont ceux avec Lillian Gish que je possède en quantité dans ma collection. Sauf dans le cas des productions de la MGM, au coeur des années 20. Je n'ai que l'admirable The Wind. Or, je n'ai pas croisé ces oeuvres sur Tube, sauf une. Les autres sont des films déjà présents chez moi.

Contrairement aux autres comédiennes présentées, Lillian Gish n'était pas une comique. On la surnommait la première tragédienne de l'écran, cela non sans raison. Pour les sentiments, la peur, les inquiétudes, il n'y avait pas plus expressive que mon invitée. Lillian Gish représente en tout temps l'art de la riche expression du cinéma silencieux.

J'ai trouvé Unseen Enemy, le tout premier film de Lillian, en compagnie de sa soeur Dorothy. Un court métrage d'une vingtaine de minutes, souvent illustré par une célèbre photo, alors que les soeurs, effrayées, voient apparaître une arme sortant d'un mur pour les menacer.

 

 

WHITE SISTER est le premier film de Lillian après la fin de son association avec le cinéaste DW Griffith. Une production de 1923, qu'on peut certes qualifier de film à grand déploiement. Il a été tourné en Italie, avec seulement trois comédiens américains au générique. Un film de 2 heures et 15 minutes, qui  m'a donné un peu de mal pendant la première heure : lent et long. Cependant, par la suite : festival émotif avec Lillian. L'histoire d'une jeune femme follement amoureuse d'un capitaine de l'armée, qui doit se rendre au combat en Afrique, où il est capturé par des rebelles arabes. On le considère comme mort, ce qui terrasse la pauvre Lillian. Elle décide de consacrer sa vie à Dieu, mais après avoir pris le voile, devinez qui revient, sain et sauf ? Italie ou pas, la finale est du pur Hollywood : l'éruption du Vésuve. Intéressant surtout pour le jeu de la comédiene.

 

 

 

TRUE HEART SUSIE (1919) est un des rares films de Griffith avec Lillian que je ne connaissais pas. Quel bon film! Notre vedette joue une jeune fille timide, ordinaire, qui n'ose pas avouer son grand amour pour un garçon de son village, lequel, après ses études, se marie avec une demoiselle un peu débordante et superficielle et qu'il regrettera d'avoir fait sienne. Pendant ce temps, Lillian souffre d'une grande tristesse. Un peu tarte, comme scénario ? Il faut cependant la voir, avec sa démarche étrange, ses yeux, ses silences de timidité et sa grande peine. Fabuleux! Je motive la vache de l'affiche. La  meilleure amie de notre Susie et qui la vend, afin d'aider secrètement le garçon à payer ses études.

 

 

 

 

Lilian Gish a tourné son dernier film en 1987. Elle est décédée à quelques mois de devenir centenaire. On lui doit de multiples témoignages sur Griffith et le ciné silencieux, en plus d'une admirable autobiographie que je vous ai déjà présentée. Une grande dame de l'histoire du septième art !

 

 

 

 

L'orgue pour cet article. Reconnu comme chanteur soul, Billy Preston a enregistré, en 1965, deux disques instrumentaux à l'orgue, où il reprenait les succès du jour, dont le Downtown de Petula Clark.

 

 

 

Je vous présente Roméo Tremblay, personnage qui apparaît dans onze de mes romans :

 

http://marioromans.vefblog.net/29.html#Romeo_Tremblay

 

 

 

Ne laissez personne affirmer qu'il n'y a pas de bonne musique, de nos jours :

 

http://mariomusique.vefblog.net/129.html#Precieuse_Lizz_Wright_1

 


Commentaires

 

1. ANAFLORE  le 14-11-2019 à 13:58:22  (site)

Je connaissais pas suis allée voir sur internet une belle actrice et une longue vie c est bien de lui rendre hommage
Bon wk

2. MarioB  le 14-11-2019 à 16:21:36  (site)

On peut regarder plusieurs films sur YouTube, dont l'incroyable The Wind, puis ce True Heart Susie que je recommande.

Dans son dernier film, Whales of August, le cinénaste lui faisait répéter une scène d'un de ses films muets, alors qu'elle se fait belle devant ujn miroir. Alors, tu la vois, à 90 ans, se brosser les cheveux de la même façon qu'elle le faisait à 22 ans. C'est touchant à voir.

 
 
 
posté le 11-11-2019 à 23:48:19

Neige

 

 

 

En ce lundi 11 novembre : première neige. Je ne sais pas à quelle heure elle nous a souri sa présence, car à 19 heures, il n'y en avait pas. À 22 heures, le chat réclame de sortir sur le balcon et nous voilà surpris de voir que tout est blanc. C'est beau quand c'est blanc, blanc comme les anges, la neige danse au vent, j'en ferais autant.

On ne sait jamais si cette première est là pour demeurer. Après tout, le froid n'est pas tranchant et demain, peut-être que tout sera disparu.

Pour ma part, c'est la saison du calme. Pas de feux d'artifices (à tous les trois jours...), pas de bagnoles poussant du rap à tue-tête, plus de chiens qui aboient sans cesse, plus de cyclistes avec du plastique sur la tête. Pour dormir : la paix et le confort. Le silence...

La photo ci-haut : moi-même sans doute en 1960. Les enfants sont imperméables au froid. Je glissais, patinais (mal) jouais au hockey dans la rue, partais vers le côteau avec ma luge, tant de choses étincelantes et mon coeur bat de joie en pensant à ces souvenirs.

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Joey DeFrancesco en 2012. Pas nécessaire d'écrire le titre de la pièce.

 

 

 

Et pour les paroles mises en italique, il faut écouter C'est beau, en suivant ce lien.

 

 

http://mariomusique.vefblog.net/99.html#Mes_disques_favoris__Le_cafe_des_ecorches

 

 

À propos d'un ange gardien :

 

http://marioromans.vefblog.net/6.html#Ange_gardien

Tags: #neige
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 12-11-2019 à 02:16:56  (site)

nous presque jamais de neige pas les mêmes souvenirs
bonne bataille de neige

2. jakin  le 12-11-2019 à 11:06:34  (site)

J'ai comme l'impression que cette année la neige est précoce et nous allons en voir même chez nous en Provence...

3. MarioMusique  le 12-11-2019 à 12:21:20  (site)

Je serais malheureux dans un pays sans neige.

Oui, c'est aussi un peu précoce, pour un 11 novembre. Habituellement, cela arrive plutôt à la fin de ce mois.

 
 
 
posté le 10-11-2019 à 13:51:49

Des nouvelles de mes fantômes

 

 

 

 

Rappel : Après la mort, Annette et Roger (et non Dieu) permettent aux trépassés de revivre sur Terre sous forme d'esprit, dans le lieu où ils furent les plus heureux. Le lieu doit être toujours existant, sous une forme différente.

 

Jusqu'à ce jour, j'ai atteint la moitié de la création du roman. Les chapitres ont dix pages, à la première personne, le contenu doit être positif. Je respecte mon plan, sauf que j'ai dû changer un chapitre, parce que son contenu était trop semblable à un autre. J'alterne hommes et femmes, puis Trois-Rivières et le Cap-de-la-Madeleine, cela au cours de cent années (Décennie 1890 à 1990). Voici un aperçu.

 

 

 

ALPHONSE VAILLANCOURT, 1937. Un homme peu instruit et qui a travaillé dix années dans l'entrepôt du grand magasin Fortin (Photo) et qui devient gérant du département de la mercerie. Il se sent très fier de cet accomplissement et voue à Fortin la plus grande admiration.

 

 

THÉRÈSE FISET, 1968. Responsable d'un petit comptoir lunch chaleureux. Madame Fiset se vante de fabriquer ses frites elle-même. Basé sur une véritable femme, connue au cours de ma jeunesse.

 

 

XAVIER DÉLISLE, 1911. Pianiste du Bijou, première salle de cinéma de Trois-Rivières. Il travaillera une quarantaine d'années dans les cinémas, mais vivra ses moments les plus  heureux au Bijou, parce que tout était neuf, tant le lieu que les réactions du public.

 

 

RITA TREMBLAY, 1959. Femme très petite et laide, sujette à des moqueries incessantes, sauf à la manufacture de chemises Tooke, où elle trouvera respect et amitié.

 

 

FLYÉ BEAUDOIN, 1977. Jeune chevelu ne vivant que pour le rock, la bière et les joints, ce triumvirat trouvant son zénith dans le bar Rio. Ma participation cool et capotée, de la part de l'ex fidèle du Rio que je suis.

 

 

DENISE PRÉFONTAINE, 1980. Secrétaire du maire du Cap-de-la-Madeleine, à l'hôtel de ville. Personnage conservateur et rigoureux, un peu secrètement amoureuse de monsieur le maire...

 

 

ALFRED GINGRAS, 1927. Propriétaire d'un petit commerce de souvenirs, journaux et friandises dans la gare de Trois-Rivières. Personnage observateur, dans le lieu idéal des émotions à fleur de peau : tristesse d'un départ, joie d'un retour.

 

 

MARIE GAUTHIER, 1943. Au cours de la guerre, l'aéroport du Cap-de-la-Madeleine s'est transformé en école d'aviation pour les apprentis soldats désireux de voler. Qui s'occupait de l'entretient des appareils? Des femmes. Une parenthèse dans le destin de quelques femmes, dont cette Marie, mécanicienne.

 

 

CHARLES LAJOIE, 1915. Religieux enseignant à l'école de La Salle, passionné d'Histoire et organisateur des équipes sportives du lieu.

 

 

NICOLE CÔTÉ, 1976. Femme mal mariée qui connaît alors le seul emploi de toute sa vie : commis au comptoir du bureau de poste du Cap. Une femme très curieuse... Elle lit les textes à l'endos des cartes postales !

 

 

ROSAIRE BEAUCHEMIN, 1893. Clerc (Gérant) du marché public de Trois-Rivières, lieu de sociabilité et de traditions, de l'amitié entre urbains et ruraux.

 

 

AUGIE SWENTOR, 1922. J'ai écrit ce chapitre avant les autres, car je tenais à le faire à l'ex terrain de baseball qui est à la base de l'idée de ce roman. Un personnage réel, qui tiendra un poste important pour le ministrère de l'agriculture des USA, mais qui a connu, au cours des années 20, une brève carrière comme joueur de baseball, dans des circuits inférieurs. Il adorera son court passage au Cap-de-la-Madeleine, à cause de la beauté du paysage et du terrain.

 

 

 

Le prochain chapitre mettra en vedette le personnage le plus jeune du roman : une petite fille de 4 ans. 

 

 

 

Chacun des chapitres présente un plan semblable : mise en contexte, histoire de la présence du personnage en ces lieux, puis revivre deux ou trois anecdotes vécues.

 

 

Il me reste la moitié à franchir. Un grand bonheur, comme tout ce que j'écris, car cela vient de moi-même, de ma culture, de mes connaissances, de ma sensibilité et, je crois bien, de mon humour et d'un don pour créer des personnages attachants.

 

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : That's For Me (1964) avec Shirley Scott. Le saxophone est tenu par son mari, Stanley Turrentine

 

 

 

Pour les gens qui souffrent de la grippe :

 

http://mariomusique.vefblog.net/187.html#La_Bolduc_manouche

 

 

 

Joie de vous présenter mon vagabond : Gros-Nez. Avec extrait, bien sûr :

 

http://marioromans.vefblog.net/25.html#Vagabond__GrosNez

 

 


Commentaires

 

1. Hazel  le 10-11-2019 à 15:42:36

Très hâte de le lire se fameux livre

2. MarioMusique  le 10-11-2019 à 17:25:06  (site)

Eh oh, je dois d'abord le terminer, ce qui nous mènera sans doute en mai 2020, ensuite, le relire pour corriget er améliorer.

3. ANAFLORE  le 11-11-2019 à 01:38:01  (site)

Le froid commence à venir pas facile pour les sdf
Bonne continuation pour ton inspiration

4. MarioMusique  le 11-11-2019 à 11:36:14  (site)

L'inspiration, c'est avant tout établir un plan de rédaction.
Merci !

5. jakin  le 11-11-2019 à 13:39:46  (site)

Comme dirait un célèbre Ethnologue que je croise tous les jours...c'est une typologie en miroir qui fait revivre des morceaux de sociologie populaire....Et il est interdit de rire !

6. MarioMusique  le 11-11-2019 à 17:11:24  (site)

Ah si ! Tout le monde s'amuse beaucoup !

 
 
 
 

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