Mario Bergeron multicolore

Quotidien, souvenirs, coups de coeur, etc.

posté le 17-12-2019 à 03:26:41

Jeune fantôme

 

 

 

 

 

Voici un extrait de mon roman en cours de création : L'amicale des fantômes du Trois-Rivières métropolitain. Je rappelle de quoi il s'agit : après la mort, Annette et Roger (et non Dieu...) permettent aux anciens vivants méritants de retourner sur Terre et, chaque nuit, en qualité d'esprits, ont l'opportunité de revivre les moments où ils ont été les plus heureux de leur existence.

 

 

 

Mon plus  jeune fantôme est Mimi, 4 ans, en 1971. L'extrait est un chapitre complet : dix pages manuscrites. Ceci pourra vous paraître long, mais je crois que c'est rigolo et mignon. Logiquement, en lisant la finale, vous devriez verser des larmes.

 

 

 

 

 

Bonjour! Je suis une fantôme! Je vis pour toujours des moments de bonheur. Dans mon cas, c’était facile à révéler au bon Roger et à la sainte Annette : avec ma maman, quand nous nous rendions au grand magasin Laurentien, du Cap-de-la-Madeleine. Oh, j’aimais aussi mon papa la moustache, ainsi que mon vieux frère de huit ans. Mais pour une petite fille de quatre ans, il n’y a rien de mieux qu’une maman. Sa mère s’appelait Mireille et c’est en son honneur qu’on m’a baptisée Mimi. Mireille était ma mère-grand, mais pas comme dans les contes de fée. Elle parcourait la ville à bicyclette en chantant Elvis Presser.

 

Maman était la plus belle, la plus gentille, la plus plus. Elle me racontait des histoires d’un beau livre illustré avec des lapins, des fleurs et une princesse. Elle lisait tout le temps des gros bouquins sans dessins. Papa, pour sa part, écrivait des mots pour les sports d’un journal et il me faisait rire en tapant sur une machine sans regarder les boutons. Des histoires comme  2-0, 5-3, 10-7 et match nul. J’ai grandi avec les mots, si bien que même en ne fréquentant pas encore l’école, je pouvais écrire Mimi. Pas compliqué, mon prénom. Maman s’appellait Élizabeth. Vraiment plus compliqué. Papa? Paul! P-A-U-L   J’ai dix doigts et je peux les écrire : 1, 2, 3, 4, etc. En fréquentant l’école, la maîtresse dira que je suis savante, pour mon âge. Je lui apporterai une pomme pour mettre sur son bureau.

Mon année pour le bonheur, c’est 1971. Mile n’œuf sang soizante et once. Mon bonheur aurait pu être à la maison, avec mes parents et le vieux. Non. Oh, j’y ai été heureuse, surtout à Noël et le jour de ma fête de l’anniversaire de naissance. Puis il y avait une piscine pour moi seule, dans la cour. Pas une grosse : une petite pour une petite fille. Le vrai bonheur : partir avec maman pour nous rendre chez Laurentien.

 

 

Laurentien est grand parce qu’il a deux étages  Au premier, c’est pour les madames et les monsieurs qui veulent des bottes, du linge, une cravate et des affaires de ce genre. Il y a aussi des disques et des crayons pour grands, différentes choses. Pour les caisses afin de payer :  deux anciennes fillettes : Annette et Chose. Oui, pareil comme toi, Annette! Elle est très gentille. « Bonjour, madame Francoeur. Allo, Mimi. » Alors, je rougis et je cache ma bouche avec mes mains.

 

 

Au deuxième étage, on voyait toutes sortes de machins pas importants, sauf les jouets. Oh, que c’est beau! Oh, que c’est drôle! Bien sûr, il y en a dans tous les magasins, mais chez Laurentien, c’est différent et mon papa m’a expliqué pourquoi. Le patron de Laurentien a signé une entente exclusive avec le père Noël et tous les jouets sont fabriqués au pôle nord, par les lutins de l’homme le plus important du monde entier. Maman ne m’en achète pas tout le temps, sinon la maison serait trop pleine. Par contre, les cahiers à colorier, je peux en avoir à volonté. Ce n’est pas coûteux et j’ai toujours le crayon à la main, surtout le rouge.  

Voilà les jours les plus heureux et Roger et Annette sont gentils de me permettre de les revivre, et même d’en inventer, à condition que ça demeure dans le local de Laurentien. J’invite parfois d’autres filles fantômes et on s’amuse follement. Le jour, je vais du côté de notre maison pour revoir maman, même si ça me donne le goût de pleurer des larmes de invisibles.  Papa aussi, qui n’écrit plus des sports dans le journal et marche avec une canne, Je vais vous donner un exemple de ce que je fais. Nuit! Nuit! Nuit reviens!

 

 

Je suis en train de jouer avec ma Barbie quand maman entre dans ma chambre pour me demander si j’aimerais l’accompagner pour des commissions chez Laurentien. Ouiiiiiii ! Je bondis et je danse le gogo! Elle me dit qu’une fille doit être vêtue proprement pour une telle sortie. Ma robe rouge sera parfaite, celle avec des petits oursons tout en bas. Nous sortons pour attendre l’autobus Cap St-Odilon, qui nous mènera au terminus de la rue Fusey. J’aime bien voyager dans ce véhicule car tout le monde regarde et pense : « Est donc cute, c’t’e p’tite là! » De plus, les enfants ne paient pas. Il faut être grande, pour débourser. L’enfance est un moment économique. Cette phrase n’a pas été dite par moi au monsieur qui écrit mon témoignage, parce que je ne sais pas ce que ça veut dire. Il a voulu faire son savant.  Le chauffeur porte une jolie casquette et semble content de me revoir. Ça, c’est de moi.

 

 

Il y a plein de gens, dans l’autobus. Des personnes de tous les âges, dont un curé qui lit un livre, sans doute un roman avec des saints. La plupart s’en vont vers les magasins de Trois-Rivières, alors que le meilleur d’entre tous se situe au Cap. J’espère que cette fois, maman va m’acheter un jouet. Par contre, j’aime bien le reste de Laurentien parce que tout le monde me sourit et quand maman touche des vêtements, elle me donne des frissons de bras.

 

 

D’accord, maman : regarde et touche. Mais pas pendant une demi-heure! Pire que tout, elle n’achète rien et recommence dans la rangée suivante où, malheur, elle rencontre une ancienne compagne de l’école et elles se croient obligées de résumer les dix dernières années de leurs vies. Les jouets! Les jouets! Au deuxième étage. Par là! Jouets! Et… quoi? Les disques? Peuh! C’est de l’argent qui ne servira pas aux joujoux. « Regarde Mimi. Gilles Vigneault. On ne l’a pas, celui-là. Papa sera content. C’est là-dessus que Vigneault chante en riant parce que tout le monde est malheureux. Je vais le prendre! »

Bon, voilà des pyjamas de bébé, maintenant. Pourquoi? Est-ce qu’elle en a un dans le ventre et qu’elle ne me l’a pas dit? À moins que ça lui rappelle des souvenirs. « Je suis toujours ton bébé, maman, et les bébés, ça aime les jouets. » Par là-bas… Au deuxième. Enfin, dans la bonne direction! Noooon! Ne pas arrêter pour regarder des niaiseries comme des piles pour la lampe de poche!

Enfin, nous y voici! La différence avec les autres magasins est que Laurentien va à l’essentiel : pas besoin de montrer cent poupées. Les dix plus belles suffisent, surtout qu’elles sont approuvées par le père Noël. Oh, comme elles sont mignonnes! Puis les autos qui sourient, le jeu pour apprendre à compter, un extraordinaire singe de peluche et un oiseau qui fait pit pit quand on pèse sur son ventre. « Je veux tout, maman! » Il semble que l’achat du disque du gars qui rit l’ait ruinée… « Choisis des petites choses, Mimi. » Des billes! C’est si amusant, sauf la fois où mon frère avait marché sur l’une d’entre elles… Il y a aussi un beau crayon avec une plume au bout. Un crayon pour chatouiller sous les bras. Mais comme j’hésite entre toutes ces splendeurs, je décide de me montrer logique : c’est le début de l’été et pour jouer dans le sable, rien de mieux qu’un seau avec une pelle. 

« Très bien, ma fille. Papa projette de nous emmener à la plage du Lac-à- la-Tortue et tu pourras te servir de ceci. » Une tortue dans un lac? Oh, je veux bien voir ça de près. J’ai déjà eu une tortue, mais mon ours de peluche Idéfix l’avait mangé. Maman me laisse regarder un peu plus et je dévore des yeux le singe, le gardant pour un futur achat, quand maman n’aura pas gaspillé ses sous pour du linge ou pour un stupide disque.

 

 

Maman regarde aussi les jouets. Elle les touche, elle! Notre panier plein, nous passons par le comptoir de la caissière. Madame Annette est absente. À sa place, il y a une adolescente. Voilà mon futur métier : caissière chez Laurentien! Il ne pourra en exister un meilleur! Avant de reprendre l’autobus, nous arrêtons au Carrousel, où madame Fiset me sourit et me donne un bonbon, après avoir dit à maman qu’elle sert des vraies de vraies frites. À cette heure, je n’ai pas droit à une crème glacée, mais à un verre de limonade rouge, alors que maman boit du café brun. Quelle belle journée! Je vais tout raconter à papa et il sera content.

 

Je possède beaucoup de jouets, dont la bicyclette de mon frère. Papa a ajouté deux petites roues derrière, parce qu’il semble que je sois trop petite et qu’avec seulement deux roues, je vais me casser le menton. J’ai une maison de poupées, une cuisinière en plastique bleu avec des fleurs jaunes dessus, puis une table de cuisine. Celle-ci ne sert qu’aux poupées, parce que trop menue pour des vrais enfants. J’ai aussi des jeux instructifs, un ours de peluche qui s’appelle Milou, des livres avec des beaux dessins et un camion de pompier avec une clochette. Mais oui, une fille peut maintenant s’amuser avec des jouets de garçons à cause de la libération du soutien-gorge. Cependant, je n’ai jamais vu mon  frère bercer une poupée. Les enfants sont nés pour jouer.

Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de filles mon âge, dans mon quartier. C’est pourquoi j’ai si hâte de fréquenter l’école car des demoiselles de ma bande, il y en aura trop dans ma classe et que je pourrai choisir. J’aime aussi chanter des airs folkloriques comme Dans ma camaro, j’irai sur les chemins d’été, là là lère. Mon frère a une belle guitare et arrive à jouer quelques succès de la radio de CKTR.  À la maison, j’ai une belle chambre pour moi seule, avec un bureau blanc sur lequel maman a collé des petits visages pas de nez, mais qui sourient et ont des yeux amusants. Mon lit est confortable et c’est aussi l’opinion de Philomène, une poupée très vieille qui a appartenu à mamie Mireille et qui passe ses journées entières sur le lit, y travaillant comme décoration. Je garde tout propre, avec le chiffon, aussi le balai, même si maman prétend que je ne connais pas les coins. J’aime l’aider à faire le ménage et quand papa tond la pelouse, c’est moi qui la dépose dans un sac. Maman passe le balai en chantant, tandis que papa s’occupe de l’aspirateur en chantant aussi, mais je ne reconnais pas la chanson car sa machine mène trop de bruit.

 

 

J’aime quand maman se maquille. Quand je serai grande, en plus d’être caissière chez Laurentien, j’exercerai un second métier : être belle. Je connaîtrai tout du rouge aux lèvres et du fond éteint. Je rencontrerai un joli gars et je ferai de maman une mamie d’un magnifique bébé fille qui s’appellera Laurentienne. Ce sera une vraie de vraie  vie magnifique! Avec mon enfant, je monterai au second étage de vous-savez-où et je lui dirai : « Regarde et touche. »

 

 

Comme le monsieur avec des lunettes l’a écrit parce que je lui ai dit, il existe d’autres petits fantômes au Cap et à Trois-Rivières. Il y a un gars qui revit sans cesse à la Maison des Jouets de la rue Saint-Olivier, un autre qui fréquente l’école de La Salle et joue au hockey. Il y a une fille qui passe ses nuits sur les genoux du père Noël – quelle chanceuse! – et une autre qui est morte à cent-deux ans, mais qui, pour l’éternité, a mon âge afin de bercer une poupée.Ma plus grande amie petite est Hortense, qui vit dans le département des jouets chez Fortin en 1897. Je m’y suis rendue souvent et les joujoux de ce temps lointain étaient différents, mais apportaient beaucoup de joie aux enfants. À sa première visite chez Laurentien, elle a eu peur en voyant une petite auto. Par contre, j’ai bien aimé la voiture tirée par un cheval magnifique, tout en bois verni.

 

« Bou! Salut, Hortense! T’aurais le goût de jouer avec moi la nuit prochaine? Oui? Nous aurone beaucoup de plaisir! » En premier lieu, elle a été surprise par la forme de mon poêle en plastique, mais cela n’a pas duré longtemps. Cette fois, on va jouer au mariage. Je fais le gars et je travaille pour la ville du Cap pour boucher les trous dans les rues et pendant ce temps, ma belle épouse me prépare le souper. Voilà mon magnifique camion de réparateur. Vroom! Vroom! Oh, un trou dans la rue Fusey? Inadmissible!

 

 

Hortense aime bien les couteaux, les fourchettes et la vaisselle, à cause des couleurs vives. Une fourchette rose, c’est impossible, mais chez les enfants, cela existe. Elle a décidé de me préparer un ragoût aux cerises. Je me régale en y pensant. Elle chante en agitant une cuillère (verte) dans un beau chaudron décoré de marguerites. Hein?  Un autre trou? Ah, quelle journée, mais quelle journée! Vite, la douceur du foyer, près de ma chère épouse!

 

 

« Mon bon mari, notre nouveau bébé a eu mal aux dents et a beaucoup pleuré. » Je m’en occupe et…où est-il? Ah oui, je me souviens : près de la petite vache en peluche, dans la rangée près de la fenêtre. Guili mon petit z’enfant, papa ne fera pas bobo. Il faut aider les mères, tel est le devoir d’un bon père. Je le berce, alors que mon épouse, qui a mal à la tête, avale une aspirine aux fraises. Hortense m’annonce qu’elle désire quarante-trois poupons. C’est le nombre offert par Laurentien. Quel bonheur, que la vie familiale! Tu dis? Notre cheval a mal à une patte? J’y vois immédiatement. Petit, petit, viens vers moi. Ah, je comprends : il a une étiquette de prix collée sous un sabot! La nuit passe si rapidement et Hortense et moi connaissons le grand avantage d’être fantôme : pas besoin de remettre les jouets sur les tablettes, car ni Fortin ni Laurentien n’existent dans la réalité des vivants.

Au cours de mon autre vie, j’étais une petite fille obéissante et sage et… enfin… parfois! Mes parents aimaient beaucoup les sorties pour nous faire plaisir. Visiter un zoo pour manger du chocolat, un voyage au parc d’amusement La Ronde, de Montréal, pour boire de la limonade, puis l’Expo annuelle de Trois-Rivières pour se délecter de barbe à papa, même s’il porte surtout la moustache. On peut y voir des vrais chevaux et des véritables vaches, puis monter dans les affaires qui tournent et font ding dong, sans oublier le manège à zong zong zong. Comme papa travaille pour les sports, je me suis rendue voir Rusty et les Expos au parc Jarry, et j’ai agité un joli fanion. Que dire du patin libre à l’aréna Jean-Guy Talbot? J’ai aussi joué au mini-putt du parc Des Chenaux. L’étape numéro 8 était très difficile…

 

 

Maman est davantage culturelle : le cinéma une fois par mois, pour voir un film avec Yogi le Nounours, puis des festivals, des parades. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer! Maman raffole de me raconter des histoires du genre fables Fontaine. J’ai tant hâte de fréquenter l’école pour lire mes propres livres, bien que je sens que je vais peut-être m’ennuyer de la voix de ma mère. Excusez-moi, car une autre nuit arrive.

 

 

Toi, tu es gentille! Bonjour, Claudette! Tu vas bien, Danielle? Comme tu es de bonne humeur, Nicole! Saluez Diane, notre nouvelle pensionnaire. « BONJOUR, DIANE! » Très bien, mes enfants! Je vais vous préparer une bonne collation avec mes beaux ustensiles de cuisine qui… qui… (C’est fermé solidement, ce sac…) Des bonnes tartines. « OUI, OUI, MADAME MIMI! » Dans des belles assiettes avec un Mickey la Souris dans le fond. « OUI, IL EST COMIQUE, LUI! DONALD AUSSI! » En attendant, chantez la pièce de folklore que je vous ai enseignée. « COMME J’AI TOUJOURS ENVIE D’AIMER, COMME J’AI TOUJOURS ENVIE DE TOI, Ô TOI QUE J’AIME TRA LA LA LÈRE! » Voilà votre goûter. Avec du beurre d’arachide pour Diane, des confitures aux bleuets pour Nicole, du chocolat pour Claudette. Danielle? Rien dessus? Comme tu voudras. Miam que ce sera bon, mes gentilles filles! « M  + M + M = MIAM MAMAN MIMI! »   Oh, Claudette, tu as du chocolat autour des lèvres. Je vais te nettoyer. Après cette collation, mes filles vont sauter à la corde dans la cour, avant de regarder Bobino à la télévision, puis elles m’aident à la cuisine, tout en chantant.

 

 

Ah, quelle journée! C’est fatiguant, mais quand on aime son métier, cela devient très satisfaisant. Maintenant qu’elles dorment, je vais relaxer au lit en regardant les images d’un livre de Tintin le Gaulois. C’est l’histoire d’un petit éléphant rose perdu dans la forêt et sa maman, inquiète, téléphone Tintin pour le retrouver avant que le grand méchant loup ne  le… Quoi? Qu’est-ce que j’entends? Une petite qui pleure! Sûrement Diane qui n’a pas digéré sa crème glacée à la pistache verte. Mon devoir avant tout! « OUIN OUIN OUIN! » Pauvre enfant! Je vais courir chercher ma trousse d’infirmière, dans la rangée où il y a aussi des autos à piles. Voilà! Où est ma coiffe de garde-malade de la Croix-Orange? Où? Je ne peux pas sans ma coiffe et… « OUIN OUIN OUIN! » Qu’importe, j’arrive, pauvre gentille orpheline! Exact : une indigestion de vert qui lui donne mal au tibia du thorax. Heureusement que dans ma trousse, j’ai des pilules à la vanille idéales pour ce genre de bobo. Avale, jolie Diane. « GLOUP GLOUP. » Ça va mieux? « AAAAA… » Que je te chante une berceuse? Bien sûr. Oh… la nuit achève. On continuera demain, mes amies. « OUIIIIII! »

 

 

Le jour, je fais comme les autres et je vois ce que le monde est devenu. C’est parfois drôle, mais d’autres fois effrayant. Triste aussi, car chez maman, je… Je ne dois plus le faire et des larmes de fantôme, c’est aussi crève cœur que celles d’une fille vivante. J’aime regarder les enfants qui donnent des coups de pieds sur un ballon pendant leur récréation puis quand ils sautillent sur le trottoir en attendant l’autobus jaune. J’évite la rue Fusey, qui fait tant pitié… Le beau local de Laurentien en a vu de toutes les couleurs : un magasin vendant du papier et des rubans de machine à écrire, un dépanneur, un autre, puis le vide… Au second étage, là où il y avait les jouets, se trouve un logement. Tant mieux si cela peut servir à quelqu’un. Puis en face, le local du monsieur qui vendait du vrai chocolat est devenu un dépanneur. Il y a beaucoup de dépanneurs. Ça dépanne des gens,  j’imagine. J’ai alors tant hâte à la nuit suivante!

 

 

« Samedi, ce sera l’anniversaire de naissance de ta grand-maman Mireille. Tu vas lui acheter un beau cadeau et une carte de souhaits que tu vas choisir toi-même. On va aller chercher ça chez Laurentien. » Oh oui, tant oui! Cap St-Odilon, madame patate frite Fiset et hop : le Paradis!

 

 

Je choisis la carte tout de suite, celle avec des angelots. Maman me traine par la main vers le comptoir avec de la poudre, du maquillage et un ensemble pour mettre dans une sacoche. Aucun intérêt! Je sais quoi lui offrir. Nous voilà parmi les jouets et je pointe un chat de peluche. « On peut pas acheter ça à une femme de plus de cinquante ans, Mimi. C’est une décoration pour bébés naissants.» Je ne discute pas et continue à montrer avec mon doigt. Maman pense que je désire ce chat. À la maison, j’ignore le portatif de sac à main et emballe le chaton. « Mimi. Cesse cet enfantillage. » J’aime revivre ceci, car je connais la suite : mamie a été très contente. Les enfants connaissent mieux les grand-mères que les adultes.

 

 

Que de plaisirs chaque nuit chez Laurentien! Cela me permet d’imaginer maman à mes côtés. Le jour, quand je rode près de la maison… Je ne voulais pas le dire, mais voici : maman est une septuagénaire vivant modestement dans un tout petit logement. Papa l’a quittée au cours des années 1980. Mon frère, qui a préféré les garçons, ne l’a pas fait grand-mère et il habite en Belgique. Moi, j’y serais arrivée! Elle aurait bercé mes enfants. Mais pourquoi meurt-on à six ans? Je ne comprends pas! Pas de belle et longue enfance, d’adolescence, d’amitié, d’amour, de coup de foudre, de métier, de maternité. Six ans! Je n’avais même pas terminé ma première année d’école. J’ai crié, tant crié qu’Annette et Roger ont eu beaucoup de mal à me calmer, car je savais que maman pleurait à se fendre le cœur.

  

Maman ne sort presque plus, lit encore beaucoup et, dans le salon, il y a une photographie de moi. Elle la regarde et soupire. Je ne dois plus voir ça! Il ne faut plus que j’y retourne! Ceci veut surtout dire que lorsque son moment sera venu, elle tendra les bras vers moi en murmurant : « Mimi… ma Mimi. » Et ensemble, nous irons main dans la main chez Laurentien pour toute l’éternité.

 

 

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Rhoda Scott, When A Child Is Born (1992)   

 

 

 

Le lien suivant vous mènera vers une chanteuse avec une voix hors de l'ordinaire : 

http://mariomusique.vefblog.net/132.html#Une_voix_incroyable__Mary_Ann_Redmond

 

 

 

 

Pour un extrait romantique de mon roman publié en 2019, suivez le lien :

 

 

http://marioromans.vefblog.net/20.html#Romantisme

Tags: #enfance
 


 
 
posté le 12-12-2019 à 01:04:07

Les décorations de Noël de ma soeur

 

 

Après celles de l'an dernier, voici la cuvée 2019 de ma grande soeur Mireille. Image ci-dessus : parc où les enfants jouent dans la neige. Mais pourquoi des  gens sont assis sur un banc froid ?

 

 

 

 

 

Vue d'ensemble d'une partie du village. Vous noterez, à droite, vêtu de rouge, le maire du lieu : Slzy Grabarkewitz.

 

 

 

 

Charmant coup d'oeil. À droite, un automobiliste ayant un problème avec la neige.

 

 

 

 

Oui, le chameau est un moyen de transport courant en ce village.

 

 

 

Au centre : l'hôtel Tomate, avec chambres de luxe, salle de billards et restaurant avec des chaises.

 

 

 

 

Le gratte-ciel du village, avec enfants et un bonhomme de neige.

 

 

 

 

 

Le centre-ville, par un samedi soir endiablé.

 

 

 

 

La crèche du petit Jésus attire les touristes. Elle est l'oeuvre de l'architecte Qswu Grabarkewitz, frère du maire.

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Jimmy Smith, en 1966. Nul besoin de nommer la pièce.

 

 

 

Musique de circonstance. Cliquez sur le machin :

 

http://mariomusique.vefblog.net/98.html#Nol_Jazz_1

 

 

Le lointain Québec des bûcherons :

 

http://marioromans.vefblog.net/22.html#GrosNez_et_le_courrier_des_bucherons

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Commentaires

 

1. gegedu28  le 12-12-2019 à 10:36:22  (site)

Bonjour Mario,
Belle Déco effectivement.
... bon, faut avoir un peu d'espace chez soi pour autant de déco ! Clin doeil1
... ma petite soeur en fait autant, LOL.
Amitiés de Beauce.
Gégédu28

2. jakin  le 12-12-2019 à 13:17:08  (site)

Elle a le mérite d'avoir fait une très belle crèche...

3. MarioB  le 14-12-2019 à 04:17:02  (site)

Elle m'a dit être ravie en étant certaine que ses petits-enfants s'en souviendront longtemps.

4. Nikole-Krop  le 16-12-2019 à 05:12:51  (site)

Je n'ai pas de petits-enfants mais j'aime bien, même pour moi, la déco de Noël ... mais j'attends encore un peu ... J'aime pô quand c'est fait trop à l'avance ... nous sommes une époque où l'on ne vit jamais en temps réel !

5. Marioromans  le 16-12-2019 à 07:39:40  (site)

Il faut comprendre que ma soeur et son mari ont des petits-enfants, qui les visitent souvent. Semble-t-il que la plus jeune, qui a 5 ans, peut passer de longues minutes à regarder tout ça.

6. Florentin  le 16-12-2019 à 14:59:34  (site)

Je suis admiratif du minutieux, de la précision, de la créativité de ce que je vois là. Je me souviens des crèches que nous a montrées, je crois quee c'était l"an dernier, une blogueuse bretonne de mes amies, qui détaillaient de multiples manières de construction, de la plus classique à la plus moderne. Bravo encore à ta soeur. Florentin

7. MarioB  le 16-12-2019 à 17:06:04  (site)

Oui, beaucoup de gens fabrquent de belles choses.

En réalité, il y a ici une tradition, puisque notre mère fabriquait aussi des villages avec crèche, mais à plus petite échelle,

8. Maxie  le 05-01-2020 à 12:17:45  (site)

Superbe déco, mais au bout de combien d'heures pour ce résultat !
Je voulais te prévenir que je ne peux plus écouter tes disques sur Mario Musique, je suis en panne d'Adobe player je ne sais pas pour combien de temps mais plus rien ne fonctionne !!
Bon dimanche Mario
Amicalement

9. MarioB  le 05-01-2020 à 13:25:38  (site)

Tu le délécharges de nouveau. Il va s'installer par dessus celui qui ne fonctionne pas.
C'est gratuit et sans danger,

Je ne sais pas combien de temps elle a is pour tout ceci.

 
 
 
posté le 09-12-2019 à 21:34:33

Harold Lloyd et moi

 

 

 

 

Une chose est certaine : le triumvirat comique des années 20 était formé de Chaplin, Keaton et Lloyd. Cependant, peu de gens savent qu'Harold Lloyd fut le plus populaire du trio. Des longs métrages absolument charmants, plein de créativité, de belles idées et, mais oui, parfois un peu de poésie visuelle. Harold avait débuté au cours des années 10, comme ses confrères.

 

Je dois avouer que j'ai peu de sympathie pour les usines du rire de Mack Sennett et de Hal Roach. Le tout ressemblait à des troupes de vaudeville, avec comédiens attitrés, pour des courts métrages allant de dix à vingt minutes, où on croisait un ou deux bons gags et rien d'autre, l'ensemble étant consacré aux clichés du moustachu de service qui recevait un coup de pied au cul, sans oublier des poursuites et, en guise de finale, le héros donnant un baiser à la vedette féminine. Chaplin fut le premier à sortir de cet univers clos, mais Keaton demeurera chez Sennett et Harold Lloyd chez Roach.

 

 

Il faut préciser qu'à ce moment, une soirée dans une salle de ciné était composée de numéros de vaudeville ou de chant, d'un film d'actualités, d'une comédie, puis du film vedette. Sur la publicité des journaux, les titres des films comiques n'étaient jamais nommés. L'on écrivait simplement "Comédies." Les cinés changaient de programme deux fois, sinon trois par semaine. Cela exigeait beaucoup de films et Roach et Sennett répondaient à cette demande.

 

 

On raconte qu'Harold tournait un film par semaine. Comme il fut présent les trois dernières années de la décennie 1910, cela fait un rude tas de films. Croyez-vous qu'il puisse y avoir de l'originalité, dans ces productions? Pas du tout : des formules. Chez Roach, Harold fera ce qu'on ne verra jamais dans ses longs métrages des 1920 : courir sans cesse, puis botter le derrière à des policiers.

 

 

C'est pourtant chez Roach qu'Harold allait créer son célèbre personnage, grâce à un accessoire : des lunettes. Son équipe désignée était complétée par le moustachu Snub Pollard et par la comédienne adolescente Bebe Daniels (photo ci-dessous). C'était d'ailleurs les trois seuls noms qu'on voyait au générique.

 

On compte près d'une vingtaine de courts sur Tube. Je les ai regardés, mais pas toujours au complet, tant cela me paraissait décevant et cliché. Par contre, ça et là, des gags efficaces, à défaut de bonnes idées. Puis c'est mignon de voir la frimousse de Bebe Daniels. Cependant, avec 1920-21, toujours chez Roach, les films arrivent à la demi-heure et les coups de pieds disparaissent : Harold Lloyd prend son envol qui fera son charme dans les longs métrages, au même moment que Keaton et Chaplin. Le cinéma comique quittait sa petite enfance. Au fait, les premiers longs métrages de comédie ne sont pas dûs au triumvirat, mais à deux femmes : Mabel Normand et Mary Pickford.

 

Les courts métrages 1917-19 nous permettent de visiter le passé, avec les voitures de l'époque, les vêtements et coiffures, un coup d'oeil sur la ville et les incroyables maillots de bain de Bebe. Ne retenons qu'un filn : YOUNG MR JAZZ (1919) se déroulant dans une boîte mal famée et qui est plutôt rigolo. Pour la prochaine étape menant vers la créativité : NOW OR NEVER (1921) avec une séquence très drôle entre Harold et une petite fille de trois ans. Mais avant tout : HIGH AND DRY (1920) où Harold joue avec une grande drôlerie un homme saoul et où il rencontre les hauteurs d'une gratte-ciel, préfigurant son classique SAFETY LAST.

 

Content d'avoir jeté un coup d'oeil à ceci, mais je ne cesserai de retourner à Speedy, For Heaven' Sake et à son classique Safety Last, où Harold a du mal avec un gratte-ciel.

 

 

Il y a aussi un film de 1929 que je ne connaissais pas : WELCOME DANGER. En réalité, le premier film sonore d'Harold, mais très moyen, bien qu'il présente une séquence de presque 30 minutes plutôt comique, alors que notre héros et son partenaire sont prisonniers du sous-sol d'un repaire de bandits chinois remplis d'objets bizarres qui donnent une terrible frousse.

 

 

Harold Lloyd survivra bien au ciné sonore et un de ses meilleurs films, MOVIE CRAZY, est parlant. Il abandonnera progressivement le cinéma en prenant de l'âge et travaillera pour l'avancement de la pellicule photographique en couleurs.

 

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Un peu de blues avec les excellents Zoe Schwarz & Blue Commotion : Heroes (2014)

 

 

 

Pour les Beatles en français, suivez ce lien :

 

http://mariomusique.vefblog.net/46.html#Les_Beatles_en_francais

 

 

 

Pourquoi mon roman Ce sera formidable a porté ce titre ? :

 

http://marioromans.vefblog.net/14.html#Secret_dun_titre

 

 

 

 


Commentaires

 

1. chocoreve   le 11-12-2019 à 19:33:17

Dans les années 70/80 il y avait une émission à la télévision, appelée "histoires sans paroles" où l on pouvait voir des extraits de ces films muets, finalement très parlant de par les attitudes exagérées c'est vrai !

2. MarioMusique  le 11-12-2019 à 20:13:56  (site)

Attitudes exagérées ? Cela dépend. Pour les films Roach avec Harold, oui, ce l'était ! Mais ce cinéma a trouvé une autre voie davantage mature au cours des années 20.
For Heaven' Sake est un véritable bijou de comédie où il y a de la douceur...On peut le voir sur YouTube, tout comme Safetly Last et sa célèbre séquence où Harold grimpe le long d'un gratte-ciel.

 
 
 
posté le 02-12-2019 à 21:57:32

Gloria Swanson et moi

 

 

 

 

 

On pourrait croire que Gloria Swanson fut un type de diva de l'histoire du cinéma, en se référant à son célèbre film de 1950 Sunset Boulevard, mais à ce moment-là, peu de gens avaient vu un film silencieux de son époque de vedette. Par la suite, la femme deviendra une page à potins et une fixation pour les émissions de télé stupides des années 70.

 

 

Hors deux films, je ne connaissais rien de la Gloria de l'ère dite muette. Comme dans le cas des autres comédiennes, j'ai évité les courts métrages, mais aussi un film de 1925 auquel on a ajouté de la couleur. Quel est le nom du putois qui a eu cette idée ridicule et horrible ?

 

 

Ne restait que trois films, plutôt très biens. J'ai alors réalisé que Gloria fut la première actrice destinée au public féminin. Ne rigolez pas : pendant longtemps, Hollywood tournera pour ce seul public. L'on pense à des femmes comme Bette Davis et Joan Crawford, mais avant, il y a eu Gloria Swanson. Pourquoi cette idée de films destinés aux femmes ? À cette époque, les cinémas étaient ouverts du matin au soir. Qui donc pouvait les fréquenter en après-midi ? Les femmes mariées, maîtresses de maison. Alors, excusez les clichés : drames d'amour, larmes, courage de la femme victime et toutes ces choses.

 

 

ZAZA (1923) était inspiré d'une histoire née en France. Une vedette de comédie musicale devient folle d'amour pour un homme, en ignorant qu'il est marié et père d'un enfant.

 

 

WHY CHANGE YOUR WIFE (1920) Marié à une femme conservatrice, un homme divorce et se marie avec une jeune femme légère, avant de se rendre compte qu'elle est autant conservatrice. Pendant ce temps, la première ajoute un peu de folie à sa vie pour reconquérir l'homme. Amusant et touchant, avec en prime Bebe Daniels dans le rôle de la vilaine.

 

 

MANHANDLED (1924) Plus populo, celui-là. Une employée d'un grand magasin est amoureuse d'un inventeur qui ne pense qu'à améliorer sa création afin de faire fortune. Parti pour vendre son idée à des millionnaires, la femme profite de ce moment et décide d'ajouter du piquant à sa vie, devenant au service d'hommes riches et odieux, alors qu'elle demeure fidèle à son inventeur. Au début du film : des scènes folles se déroulant dans un wagon de métro de New York.

 

 

J'aurais aimé en voir davantage, mais ces trois-là furent distrayants et idéaux pour voir... des vêtements féminins à la mode de l'époque !

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Billy Larkin reprend Spooky, en 1968.

 

 

 

Une de mes chanteuses favorites fut active entre 1925 et 1935. Cliquez sur le lien pour l'entendre dans une chanson irrésistible :

 

http://mariomusique.vefblog.net/122.html#Un_grand_78_tours__Annette_Hanshaw

 

 

 

Faites connaissance avec des adolescentes de la Renaissance :

http://marioromans.vefblog.net/21.html#Adolescentes_de_la_Renaissance

 

 

 

 


 
 
posté le 01-12-2019 à 16:17:03

De choses et d'autres

 

 

 

 

 

BLOQUÉ : Jeudi après-midi, j'ai ressenti un étirement douloureux à la cuisse, près du bassin et le tout a grandi, si bien qu'en soirée, j'avais un mal fou à marcher. Au réveil, le vendredi, c'était encore présent, mais de façon moindre. Je suis sorti pour mes courses, marché beaucoup et à mon retour, c'était disparu. Bizarre.

 

 

CAUCHEMARS SONORES : Encore bizarre : je suis tiré de mon sommeil non pas par un cauchemar, mais par un bruit insolite qui me fait sursauter d'effroi. Exemple : un miaulement strident, qui ne venait pas de mon chat, dormant à mes côtés. Puis : bruit de verre cassé. Et le plus curieux, ce cri : "CHUCK BERRY!".



 

HIBERNATION : Je suis au début de ma phase hivernale où je dors le jour et passe mes nuits entières actif. Le vrai bonheur.



 

FILMS : Beaucoup de plaisir à découvrir des films muets que je ne connaissais pas. Hier, j'ai constaté ce que je ne croyais pas possible : un film 1929 avec Harold Lloyd dont j'ignorais l'existence, moi qui suis un grand admirateur du comique.

 


 

PHOTO CI-HAUT : Moi-même, avant mon opération.

 


 

ROMAN : J'ai décidé de chercher un nouvel éditeur. Marcel Broquet est un bon monsieur, respectueux de mes créations, mais sa maison est incapable de faire connaître les livres. On ne passe pas de 2000 copies vendues à 302 sans raison. Première tentative avec la compagnie de 2013, dont je ne garde pas un bon souvenir, mais ces gens-là vendent des bouquins. J'essaie avec Grand-Regard et la jeunesse.

 

 

SCHNZ : Tout va bien avec mes cours de schnz. Mon professeur se dit content de mes efforts. Exemple : Qzlvwt krvmezlqt opwwzksd sqztokd. Facile : Cela s'écrit comme ça se prononce.

 


 

DISQUES : Je me suis lancé dans ce que je désirais éviter, car il y a un manque de place pour le rangement. Le transfert de disques en format MP3, entreposés sur deux clefs USB. Première étape : les disques de jazz de 1950 à 1969. C'est une opération longue et ennuyante. Je crois pouvoir en venir à bout à la fin de l'hiver, en gardant le rythme de cinq disques par jour.

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Un grand classique! A Whiter Shade Of Pale, par Procul Harum (1967). L'organiste était Gary Brooker.

 

 

 

 

Une très agréable découverte : un guitariste et sa chanteuse rendent hommage à Brassens :

 

http://mariomusique.vefblog.net/214.html#Toujours_Brassens

 

 

 

Une jeune adolescente de la fin des années 40 et son étonnant travail :

 

http://marioromans.vefblog.net/21.html#Berangere_et_les_premiers_televiseurs

 

 

Tags: #disques
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 02-12-2019 à 06:14:40  (site)

Belle pinup smiley_id117219
Avec l
âge des douleurs
Bonne hibernation

2. johnmarcel  le 02-12-2019 à 06:17:37  (site)

Concernant le schnz, le r en tchèque se prononce rou, le w en gallois se prononce ou, et le k en indonésien est muet...

3. chocoreve   le 02-12-2019 à 10:31:11

Les bruits extérieurs sont différents le jour... et c'est le jour que tu dors ... si j ai bien compris ? ... d où les cauchemars sonores étranges...
Signé : docteur choco !
Bon ! Je ne suis pas drôle ...
Bientôt la neige chez toi ? voilà qui devrait être apaisant !

4. jakin  le 02-12-2019 à 11:54:55  (site)

Une tranche de vie iconoclaste avec une belle pinup et un des slow les plus racoleur des années 60...Il n'y a rien à dire !

5. Marioromans  le 02-12-2019 à 13:31:38  (site)

Voilà un mois qu'elle est avec nous, la neige.

Merci à tout le monde,

6. chocoreve   le 02-12-2019 à 17:19:16

smiley_id118672

7. Nikole-Krop  le 05-12-2019 à 07:49:30

Marginal, va ! Et fier de l'être, je sais ! ... ;-) Chacun fait comme il lui plaît !

8. MarioMusique  le 05-12-2019 à 11:48:56  (site)

Mais tout le monde peut avoir une jambe en grève ! Roi

 
 
 
posté le 25-11-2019 à 00:50:24

Mary Pickford et moi

 

 

KATIE MELUA : Mary Pickford (2007)

 

Avant ces dernières semaines, le seul film avec Mary Pickford que j'avais vu était une production sonore de 1930. Jamais vue la comédienne dans sa forme classique de jeunesse, avec ses cheveux frisés. Mary Pickford fut la comédienne la plus populaire et la plus aimée de son époque. En découvrant ces productions, on comprend pourquoi : elle était très talentueuse et attchante. J'ai croisé quinze de ses films sur Tube, en omettant les courts métrages de la Biograph. Seulement trois de ces oeuvres n'ont pas connu ma faveur. Les autres étaient sans cesse très bien, et j'ai eu du mal à ne retenir que cinq fantastiques.

 

Ceci m'a permis de constater deux choses. 1)- Elle jouait presque toujours une fille plus  jeune que son âge réel. 2)- Les scénarios se déroulaient plus que souvent dans des milieux populos où les riches avaient le mauvaise rôle. Films comiques, avec des éléments mélodramatiques, j'ai surtout pensé que la plupart de ces productions pouvaient plaire autant aux enfants qu'à leurs grands-parents.

 

 

Je m'en voudrais de ne pas simplement nommer TESS OF THE STORM COUNTRY, MY BEST GIRL, DADDY LONG LEGS pour m'attarder à ce que je considère des films fantastiques, que je vous invite à découvrir.

 

 

 

POLYANNA (1919) : Une jeune fille sans cesse de bonne humeur, malgré des relations froides et sans amour avec sa tante, sème la joie autour d'elle, avant qu'un accident ne vienne freiner ses humeurs.

 

 

POOR LITTLE RICH GIRL (1917) : Mary, à 25 ans, joue le rôle d'une fille de... 11 ans. Enfant d'un couple riche, ne recevant ni amour ni attention, rêvant de pouvoir jouer avec d'autres enfants. Un terrible accident (encore?) fera changer les sentiments de son père et de sa mère à son égard. Un film touchant, quasi enfantin, avec d'étonnants effets spéciaux, vers la fin.

 

 

SUDS (1920) : Un contre-emploi pour la comédienne, jouant une femme laide et pas très futée, travaillant pour une minable buanderie d'un quartier des bas-fonds. Festival de mimiques tordues et une grande crédibilité dans son rôle.

 

 

HOODLUM (1919) : Une jeune femme vit dans l'aisance de la maison de son riche grand-père, mais choisit la contrainte de rejoindre son père, qui habite un quartier minable de New York, mais qui changera ses valeurs envers ses prochains. Les personnages de ce New York de tierce zone sont absolument juteux.

 

 

LITTLE ANNIE ROONEY (1925) : De nouveau un quartier pauvre d'une grande ville, où les jeunes bandits règnent en bandes. Mary joue la fille d'un bon policier et aime la bagarre avec des garçons. Son père est tué en fonction et le frère de Mary croit que le chef de la bande du quartier est le coupable, décidé à le mettre à mort. Mais les enfants découvrent le véritable coupable. Les enfants employés comme comédiens sont fantastiques! Une note rare : on y croise des Italiens, des Grecs, des Juifs, des Noirs, des Orientaux. Vraiment, Mary Pickford était incroyable avec ses poings et ses coups de pieds! Amusant, mais aussi touchant.

 

 

 

Mary Pickford est d'origine canadienne. Outre son travail exemplaire de comédienne, elle fut une femme d'affaires, co-fondatrice de la maison de production United Artists, ayant participé à l'élaboration des Oscars et après son dernier film, en 1933, travaillera pour la UA comme productrice et comme administrateure. Elle est décédée en 1979, âgée de 84 ans. Elle est aussi  à la base d'une fondation de bienfaisance et qui existe encore.

 

 

 

 

 

 

La chanson de Katie Melua relate la fondation de la United Artists, avec Mary Pickford, son mari Douglas Fairbanks (comédien) Charlie Chaplin (ami du couple) et DW Griffith, premier réalisateur de Mary, en 1909.

 

 


Commentaires

 

1. jakin  le 26-11-2019 à 13:11:24  (site)

Un satisfecit pour la chanson...les films des années 20 faudrait que j'ai le temps de les regarder et pas en langue originale....

2. MarioB  le 26-11-2019 à 13:59:08  (site)

Un long métrage des années 10-20, c'était 1 heure 30, parfois un peu moins, rarement deux heures.

Quant aux intertitres, sur Tube, ils sont bel et bien en anglais, mais je les lis rarement, car c'était fait en sorte de comprendre ce qu'ils 'disaient' sans avoir recours à la parole, qu'elle soit écrite ou parlée. C'était un langage universel, celui des expressions physiques.,

 
 
 
posté le 17-11-2019 à 12:11:20

Apprendre l'anglais

 

 

 

 

Je n'ai jamais appris l'anglais, parce qu'à l'école, j'étais un étudiant médiocre. L'apprentissage est venu par moi-même, sans que je ne le décide. Au Québec, il y a une culture nord-américaine anglophone, parce que nous sommes entourés d'Anglais, par les provinces voisines et les USA au sud. Il y a donc des journaux et revues anglaises sur les étagères du Québec, des stations de radio et de télé.

 

Il y a pourtant eu un déclic séducteur, en 1972. Mon prof d'anglais, voulant être à la page, était arrivé avec  les paroles de la chanson American Pie, de Don McLean. Nous devions former des petites équipes, traduire un couplet et l'expliquer aux autres. J'aimais d'avance cette chanson et en travaillant à la traduction,  je me suis rendu compte que McLean chantait autre chose que des 'I Love You'. Je le constaterai plus tard : American Pie est une chanson au texte dense et pleine de métaphores. De plus, le choix de mon prof était motivé par un fait éducatif : ce chanteur avait une diction exemplaire (et il l'a encore de nos jours. Je possède une vingtaine de ses disques). J'ai donc acheté le microsillon (à trois reprises) et cet exercice scolaire a donné naissance à une habitude : quand il y avait les paroles des chansons dans la pochette d'un 33 tours, j'écoutais en suivant les textes des chansons. Il y avait aussi des revues pour ados qui ne m'intéressaient guère, sauf qu'à la fin, on croisait une section avec les paroles de succès à la mode. C'est fou comme je connais par coeur plusieurs de ces pièces! Aujourd'hui, avec un nouveau disque, je comprends les paroles dès la première écoute, sauf dans le cas de propos davantage intellectuels. Les disques m'ont graduelement familiarisé avec le vocabulaire, la prononciation.

 

 

Ensuite, il y a eu le cinéma. Je regardais les vieux films américains dans leur langue, via le réseau anglais de la télé d'état et, un peu plus tard, par le PBS yankee. Pourquoi ? Parce que  je trouvais les VF stupides, avec des paroles qui ne suivaient pas les mouvements des lèvres et qu'on perdait le sens premier désiré par le scénariste. Je me souviens d'un ami pensant la même chose et, conséquemment, quelques fois par année, nous nous rendions dans les salles anglo de Montréal pour voir les versions d'origine. Entre autres les films de Woody Allen, car leurs VF étaient médiocres et ne rendaient pas du tout compte du verbe de Woody. De plus, on avait donné au comédien une voix de crétin, très éloignée de la véritable voix de Woody. J'ai poursuivi ceci jusqu'à ce jour et à mes yeux, l'arrivée du format DVD fut une libération pour moi, car on pouvait cliquer sur la fonction VO. D'ailleurs, lors de mes piratages, je jetais à la corbeille la VF pour gagner de l'espace lors de la copie. Le cinéma m'a permis d'associer des mots anglais à des gestes, des attitudes, des situations. Visualiser la parole, en somme.

 

 

Lire des textes anglais? C'est venu avec les revues de rock, entre autres Rolling Stone. À l'université, pour mon mémoire de maîtrise et la thèse de doctorat, je lisais en anglais sans problème et j'ai acheté plusieurs de ces bouquins.

 

 

Écrire en anglais ? Une autre paire de manches, car je n'ai aucune notion grammaticale de cette langue. Un premier effort tardif, quand je me suis branché Internet et que j'échangeais en anglais avec une jeune femme du Connecticutt, qui me répondait en français. Une façon d'apprendre. D'ailleurs, cette fille avait un nom de famille français, descendante des Québécois s'étant exilés dans les états de Nouvelle-Angleterre et l'assurance d'emplois. Son père ne parlait pas français, mais son grand-père : oui. Elle désirait retrouver ses racines.

 

 

Sur Multiply, j'écrivais mes articles dans les deux langues et j'échangeais avec un jeune de l'Ouest canadien désireux de connaître des chansons du Québec, ainsi qu'avec un Américain de St-Louis, amateur de musique soul et de baseball. C'est lui qui m'a confirmé qu'il n'y avait pas de fautes dans mes textes, ayant noté que lorsque je ne savais pas comment écrire ma pensée, je prenais des détours explicatifs.

 

 

Est-ce que je me considère bilingue ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais pensé volontairement à une telle chose. Voici une anecdote savoureuse à propos de tout ceci. Voilà une douzaine d'années, il y avait un tournoi pan-canadien de jeunes joueurs de baseball. Me rendant au stade, je parlais avec des anglais sans problème. Un jour, il y avait près de moi un monsieur âgé qui agitait une cloche pour encourager son équipe de la Nouvelle-Écosse. Alors, je lui ai parlé en anglais, lui demandant d'où il venait, s'il avait fait bon voyage, s'il appréciait Trois-Rivières et le stade quand soudain, il se retourne vers le terrain car son petit-fils se présentait à la plaque. Alors, il a lancé : "Allez Alexandre! Concentre-toi et tu frapperas en lieu sûr!" Bref, je parlais en anglais à un acadien francophone!

 

 

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE EST ICI :

 

http://mariomusique.vefblog.net/36.html#Et_une_autre_organiste

 

Heureux de vous présenter Guillaume :

 

http://marioromans.vefblog.net/1.html#Guillaume

 

Tags: #anglais
 


Commentaires

 

1. Maxie  le 20-11-2019 à 05:40:42  (site)

Coucou Mario..
Toujours aussi fidèle à l'égard de la doyenne ! pour la leçon d'anglais c'est hors de question, il faudrait déjà que je parle correctement le français ...
Bise de retour..

2. MarioB  le 20-11-2019 à 14:17:28  (site)

Au fait, pour vérifier si il n'y avait pas d'erreurs dans le fichier, j'ai chanté la chanson au complet !

3. florentin  le 22-11-2019 à 09:58:10  (site)

Salut Mario. Comme tous les Français, j'ai appris l'Anglais à l'école. Mais je le parle comme une vache espagnole. Personne ne comprend ce que je dis, car mon accent est sûrement à couper au couteau et mon débit trop lent. Paradoxalement, je parle mieux l'Italien, que je n'ai pas appris, mais que j'ai beaucoup fréquenté, ma moitié étant d'origine ritale. Je crois que pour bien s'exprimer dans une langue, il faut baigner dedans. Souvent. C'est, je pense, ton cas. Bien amicalement et à plus. Florentin

4. MarioB  le 22-11-2019 à 10:18:42  (site)

Amusant : il parle l'anglais comme une vache espagnole ! Ah! Ah!
Oui, la France est entourée de pays de différentes langues : Italie, Espagne, Allemagne etc et c'est plus facile d'avoir des contacts avec diverses langues.

J'ai un copain qui est camionneur depuis une vingtaine d'années et ses missions le mènent toujours aux USA. Pour obtenir le poste, il fallait être bilingue. C'était son cas., Cependant, il a été étonné quand je lui ai dit qu'il parlait anglais avec plus d'aisance qu'autrefois. Il baignait dans la langue, en effet.

5. johnmarcel  le 23-11-2019 à 15:23:33  (site)

J'ai également appris l'anglais au collège, et ça m'a plu très vite, j'étais bon élève, sans avoir jamais appris une leçon…
Bien sûr l'anglais en Angleterre c'était autre chose…

6. MarioB  le 23-11-2019 à 20:08:35  (site)

Ce n'étais vraiment pas mon cas ! Comme indiqué dans l'article, je suis passé par les disques et les vieux films.

Les films Warner des années 30 étaient pleins d'argot, syle Kisser, pour les lèvres d'une fille !

 
 
 
posté le 13-11-2019 à 16:10:29

Lillian Gish et moi

 

 

 

 

Hors les films des comiques (Chaplin, Lloyd, Keaton) ce sont ceux avec Lillian Gish que je possède en quantité dans ma collection. Sauf dans le cas des productions de la MGM, au coeur des années 20. Je n'ai que l'admirable The Wind. Or, je n'ai pas croisé ces oeuvres sur Tube, sauf une. Les autres sont des films déjà présents chez moi.

Contrairement aux autres comédiennes présentées, Lillian Gish n'était pas une comique. On la surnommait la première tragédienne de l'écran, cela non sans raison. Pour les sentiments, la peur, les inquiétudes, il n'y avait pas plus expressive que mon invitée. Lillian Gish représente en tout temps l'art de la riche expression du cinéma silencieux.

J'ai trouvé Unseen Enemy, le tout premier film de Lillian, en compagnie de sa soeur Dorothy. Un court métrage d'une vingtaine de minutes, souvent illustré par une célèbre photo, alors que les soeurs, effrayées, voient apparaître une arme sortant d'un mur pour les menacer.

 

 

WHITE SISTER est le premier film de Lillian après la fin de son association avec le cinéaste DW Griffith. Une production de 1923, qu'on peut certes qualifier de film à grand déploiement. Il a été tourné en Italie, avec seulement trois comédiens américains au générique. Un film de 2 heures et 15 minutes, qui  m'a donné un peu de mal pendant la première heure : lent et long. Cependant, par la suite : festival émotif avec Lillian. L'histoire d'une jeune femme follement amoureuse d'un capitaine de l'armée, qui doit se rendre au combat en Afrique, où il est capturé par des rebelles arabes. On le considère comme mort, ce qui terrasse la pauvre Lillian. Elle décide de consacrer sa vie à Dieu, mais après avoir pris le voile, devinez qui revient, sain et sauf ? Italie ou pas, la finale est du pur Hollywood : l'éruption du Vésuve. Intéressant surtout pour le jeu de la comédiene.

 

 

 

TRUE HEART SUSIE (1919) est un des rares films de Griffith avec Lillian que je ne connaissais pas. Quel bon film! Notre vedette joue une jeune fille timide, ordinaire, qui n'ose pas avouer son grand amour pour un garçon de son village, lequel, après ses études, se marie avec une demoiselle un peu débordante et superficielle et qu'il regrettera d'avoir fait sienne. Pendant ce temps, Lillian souffre d'une grande tristesse. Un peu tarte, comme scénario ? Il faut cependant la voir, avec sa démarche étrange, ses yeux, ses silences de timidité et sa grande peine. Fabuleux! Je motive la vache de l'affiche. La  meilleure amie de notre Susie et qui la vend, afin d'aider secrètement le garçon à payer ses études.

 

 

 

 

Lilian Gish a tourné son dernier film en 1987. Elle est décédée à quelques mois de devenir centenaire. On lui doit de multiples témoignages sur Griffith et le ciné silencieux, en plus d'une admirable autobiographie que je vous ai déjà présentée. Une grande dame de l'histoire du septième art !

 

 

 

 

L'orgue pour cet article. Reconnu comme chanteur soul, Billy Preston a enregistré, en 1965, deux disques instrumentaux à l'orgue, où il reprenait les succès du jour, dont le Downtown de Petula Clark.

 

 

 

Je vous présente Roméo Tremblay, personnage qui apparaît dans onze de mes romans :

 

http://marioromans.vefblog.net/29.html#Romeo_Tremblay

 

 

 

Ne laissez personne affirmer qu'il n'y a pas de bonne musique, de nos jours :

 

http://mariomusique.vefblog.net/129.html#Precieuse_Lizz_Wright_1

 


Commentaires

 

1. ANAFLORE  le 14-11-2019 à 13:58:22  (site)

Je connaissais pas suis allée voir sur internet une belle actrice et une longue vie c est bien de lui rendre hommage
Bon wk

2. MarioB  le 14-11-2019 à 16:21:36  (site)

On peut regarder plusieurs films sur YouTube, dont l'incroyable The Wind, puis ce True Heart Susie que je recommande.

Dans son dernier film, Whales of August, le cinénaste lui faisait répéter une scène d'un de ses films muets, alors qu'elle se fait belle devant ujn miroir. Alors, tu la vois, à 90 ans, se brosser les cheveux de la même façon qu'elle le faisait à 22 ans. C'est touchant à voir.

 
 
 
posté le 11-11-2019 à 23:48:19

Neige

 

 

 

En ce lundi 11 novembre : première neige. Je ne sais pas à quelle heure elle nous a souri sa présence, car à 19 heures, il n'y en avait pas. À 22 heures, le chat réclame de sortir sur le balcon et nous voilà surpris de voir que tout est blanc. C'est beau quand c'est blanc, blanc comme les anges, la neige danse au vent, j'en ferais autant.

On ne sait jamais si cette première est là pour demeurer. Après tout, le froid n'est pas tranchant et demain, peut-être que tout sera disparu.

Pour ma part, c'est la saison du calme. Pas de feux d'artifices (à tous les trois jours...), pas de bagnoles poussant du rap à tue-tête, plus de chiens qui aboient sans cesse, plus de cyclistes avec du plastique sur la tête. Pour dormir : la paix et le confort. Le silence...

La photo ci-haut : moi-même sans doute en 1960. Les enfants sont imperméables au froid. Je glissais, patinais (mal) jouais au hockey dans la rue, partais vers le côteau avec ma luge, tant de choses étincelantes et mon coeur bat de joie en pensant à ces souvenirs.

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : Joey DeFrancesco en 2012. Pas nécessaire d'écrire le titre de la pièce.

 

 

 

Et pour les paroles mises en italique, il faut écouter C'est beau, en suivant ce lien.

 

 

http://mariomusique.vefblog.net/99.html#Mes_disques_favoris__Le_cafe_des_ecorches

 

 

À propos d'un ange gardien :

 

http://marioromans.vefblog.net/6.html#Ange_gardien

Tags: #neige
 


Commentaires

 

1. anaflore  le 12-11-2019 à 02:16:56  (site)

nous presque jamais de neige pas les mêmes souvenirs
bonne bataille de neige

2. jakin  le 12-11-2019 à 11:06:34  (site)

J'ai comme l'impression que cette année la neige est précoce et nous allons en voir même chez nous en Provence...

3. MarioMusique  le 12-11-2019 à 12:21:20  (site)

Je serais malheureux dans un pays sans neige.

Oui, c'est aussi un peu précoce, pour un 11 novembre. Habituellement, cela arrive plutôt à la fin de ce mois.

 
 
 
posté le 10-11-2019 à 13:51:49

Des nouvelles de mes fantômes

 

 

 

 

Rappel : Après la mort, Annette et Roger (et non Dieu) permettent aux trépassés de revivre sur Terre sous forme d'esprit, dans le lieu où ils furent les plus heureux. Le lieu doit être toujours existant, sous une forme différente.

 

Jusqu'à ce jour, j'ai atteint la moitié de la création du roman. Les chapitres ont dix pages, à la première personne, le contenu doit être positif. Je respecte mon plan, sauf que j'ai dû changer un chapitre, parce que son contenu était trop semblable à un autre. J'alterne hommes et femmes, puis Trois-Rivières et le Cap-de-la-Madeleine, cela au cours de cent années (Décennie 1890 à 1990). Voici un aperçu.

 

 

 

ALPHONSE VAILLANCOURT, 1937. Un homme peu instruit et qui a travaillé dix années dans l'entrepôt du grand magasin Fortin (Photo) et qui devient gérant du département de la mercerie. Il se sent très fier de cet accomplissement et voue à Fortin la plus grande admiration.

 

 

THÉRÈSE FISET, 1968. Responsable d'un petit comptoir lunch chaleureux. Madame Fiset se vante de fabriquer ses frites elle-même. Basé sur une véritable femme, connue au cours de ma jeunesse.

 

 

XAVIER DÉLISLE, 1911. Pianiste du Bijou, première salle de cinéma de Trois-Rivières. Il travaillera une quarantaine d'années dans les cinémas, mais vivra ses moments les plus  heureux au Bijou, parce que tout était neuf, tant le lieu que les réactions du public.

 

 

RITA TREMBLAY, 1959. Femme très petite et laide, sujette à des moqueries incessantes, sauf à la manufacture de chemises Tooke, où elle trouvera respect et amitié.

 

 

FLYÉ BEAUDOIN, 1977. Jeune chevelu ne vivant que pour le rock, la bière et les joints, ce triumvirat trouvant son zénith dans le bar Rio. Ma participation cool et capotée, de la part de l'ex fidèle du Rio que je suis.

 

 

DENISE PRÉFONTAINE, 1980. Secrétaire du maire du Cap-de-la-Madeleine, à l'hôtel de ville. Personnage conservateur et rigoureux, un peu secrètement amoureuse de monsieur le maire...

 

 

ALFRED GINGRAS, 1927. Propriétaire d'un petit commerce de souvenirs, journaux et friandises dans la gare de Trois-Rivières. Personnage observateur, dans le lieu idéal des émotions à fleur de peau : tristesse d'un départ, joie d'un retour.

 

 

MARIE GAUTHIER, 1943. Au cours de la guerre, l'aéroport du Cap-de-la-Madeleine s'est transformé en école d'aviation pour les apprentis soldats désireux de voler. Qui s'occupait de l'entretient des appareils? Des femmes. Une parenthèse dans le destin de quelques femmes, dont cette Marie, mécanicienne.

 

 

CHARLES LAJOIE, 1915. Religieux enseignant à l'école de La Salle, passionné d'Histoire et organisateur des équipes sportives du lieu.

 

 

NICOLE CÔTÉ, 1976. Femme mal mariée qui connaît alors le seul emploi de toute sa vie : commis au comptoir du bureau de poste du Cap. Une femme très curieuse... Elle lit les textes à l'endos des cartes postales !

 

 

ROSAIRE BEAUCHEMIN, 1893. Clerc (Gérant) du marché public de Trois-Rivières, lieu de sociabilité et de traditions, de l'amitié entre urbains et ruraux.

 

 

AUGIE SWENTOR, 1922. J'ai écrit ce chapitre avant les autres, car je tenais à le faire à l'ex terrain de baseball qui est à la base de l'idée de ce roman. Un personnage réel, qui tiendra un poste important pour le ministrère de l'agriculture des USA, mais qui a connu, au cours des années 20, une brève carrière comme joueur de baseball, dans des circuits inférieurs. Il adorera son court passage au Cap-de-la-Madeleine, à cause de la beauté du paysage et du terrain.

 

 

 

Le prochain chapitre mettra en vedette le personnage le plus jeune du roman : une petite fille de 4 ans. 

 

 

 

Chacun des chapitres présente un plan semblable : mise en contexte, histoire de la présence du personnage en ces lieux, puis revivre deux ou trois anecdotes vécues.

 

 

Il me reste la moitié à franchir. Un grand bonheur, comme tout ce que j'écris, car cela vient de moi-même, de ma culture, de mes connaissances, de ma sensibilité et, je crois bien, de mon humour et d'un don pour créer des personnages attachants.

 

 

 

 

L'ORGUE POUR CET ARTICLE : That's For Me (1964) avec Shirley Scott. Le saxophone est tenu par son mari, Stanley Turrentine

 

 

 

Pour les gens qui souffrent de la grippe :

 

http://mariomusique.vefblog.net/187.html#La_Bolduc_manouche

 

 

 

Joie de vous présenter mon vagabond : Gros-Nez. Avec extrait, bien sûr :

 

http://marioromans.vefblog.net/25.html#Vagabond__GrosNez

 

 


Commentaires

 

1. Hazel  le 10-11-2019 à 15:42:36

Très hâte de le lire se fameux livre

2. MarioMusique  le 10-11-2019 à 17:25:06  (site)

Eh oh, je dois d'abord le terminer, ce qui nous mènera sans doute en mai 2020, ensuite, le relire pour corriget er améliorer.

3. ANAFLORE  le 11-11-2019 à 01:38:01  (site)

Le froid commence à venir pas facile pour les sdf
Bonne continuation pour ton inspiration

4. MarioMusique  le 11-11-2019 à 11:36:14  (site)

L'inspiration, c'est avant tout établir un plan de rédaction.
Merci !

5. jakin  le 11-11-2019 à 13:39:46  (site)

Comme dirait un célèbre Ethnologue que je croise tous les jours...c'est une typologie en miroir qui fait revivre des morceaux de sociologie populaire....Et il est interdit de rire !

6. MarioMusique  le 11-11-2019 à 17:11:24  (site)

Ah si ! Tout le monde s'amuse beaucoup !

 
 
 
 

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